Gabon: le FGIS lance deux sociétés de projets pour les barrages de Ngoulmendjim et Dibwangui

Marc Albérola et Serges Mikoto © D.R 

Le forum annuel des fonds souverains des pays membres de la Banque islamique de développement (BID), qui s’est tenu les 9 et 10 mai 2018 à Libreville, vient de livrer ses premiers résultats. Le Fonds gabonais d’investissements stratégiques (FGIS) et le Groupe Eranove, viennent de lancer les sociétés de projets qui porteront sur les barrages de Ngoulmendjim et Dibwangui.

Après la signature le 21 octobre 2016, de deux conventions d’accord entre le Gabon et le groupement FGIS/Eranove, portant sur la conception, le financement, la construction et l’exploitation de ces barrages, le projet de mis en oeuvre de ces chantiers passe à une nouvelle étape, à travers la constitution de deux sociétés de projets.

En effet, les centrales de Ngoulmendjim (73 Mégawatts) et Dibwangui (15 Mégawatts), font partie d’un projet global visant à, répondre à une demande croissante en électricité, mais aussi à sécuriser l’offre énergétique dans tout le pays, tout en augmentant la part de l’énergie hydroélectrique dans le mix énergétique. «L’objectif est de couvrir l’ensemble des besoins énergétiques du Réseau Interconnecté de Libreville et ses environs par une offre compétitive, durable et créatrice d’emplois», a indiqué Serge Mickoto, Administrateur directeur général du FGIS.

Marc Albérola, Directeur général d’Eranove s’est quant à lui félicité «de la franche et étroite collaboration avec la République Gabonaise et le FGIS», avant d’ajouter: «les deux centrales hydroélectriques en développement permettront au Gabon de mieux satisfaire ses besoins en énergie, au grand bénéfice de ses populations et de son développement industriel tout en contribuant à la valorisation de son immense potentiel hydroélectrique».

Pour rappel, ces centrales hydroélectriques pourront atteindre une production annuelle estimée à près de 700 Gigawatts, et couvriront les besoins de près de 600 000 habitants situés entre les provinces de l’Estuaire et de la Ngounié.