Gabon : le domicile de Tony Ondo Mba encerclé par le B2

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L'ancien ministre et président du Rassemblement pour la restauration des valeurs Tony Ondo Mba © D.R.

Quelques heures seulement après son limogeage du gouvernement, à la suite d’un énième réaménagement annoncé ce lundi 02 décembre 2019 par le Premier ministre Julien Nkoghe Bekale, le désormais ancien ministre de l’Energie et des Ressources hydrauliques Tony Ondo Mba serait activement recherché et son domicile sis à Angondjé dans la commune d’Akanda encerclé par une trentaine d’éléments des directions des Recherches et des Contres-ingérences, communément appelée B2. 


Selon des informations recueillies par Gabon Media Time et corroborées par un communiqué du Rassemblement pour la restauration des valeurs (RV) signé du secrétaire général adjoint, Daisy Lekounda épouse Mpouho, c’est quelques heures seulement après sa sortie du gouvernement que le domicile du président de cette formation politique « a été assiégé par des hommes armés du B2 ». Une situation incompréhensible pour ce parti qui s’interroge sur « le bienfondé de cette procédure qui ne s’inscrit pas dans la légalité ». 

Visé semble-t-il dans le cadre de l’opération anticorruption dénommé « Scorpion », Tony Ondo Mba n’aurait fait l’objet « d’aucun mandat d’arrêt ni d’aucune convocation », précise son parti. D’ailleurs selon des sources proches de la DGR au moment de la descente, ce dernier ne se trouvait pas à son domicile. Les agents postés devant son domicile attendraient l’arrivée du procureur de la République pour qu’une perquisition soit faite à son domicile.  

Par ailleurs, les militants et sympathisants du Rassemblement pour la restauration des valeurs, parti membre de la mouvance présidentielle et soutien du chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba, n’ont pas manqué d’appeler au respect de l’Etat de droit et de la présomption d’innocence. Tony Ondo Mba, élu député de Bitam lors des législatives d’octobre 2018, n’a toujours pas siégé à l’Assemblée nationale, ce qui l’expose à une interpellation et mise en détention préventive sans même que se pose la question de son immunité parlementaire. 

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