Gabon: le dernier rapport Coface, un coup dur pour le climat des affaires

Les membres du Gouvernement en Conseil des ministres présidé par Ali Bongo Ondimba © D.R

Dans son dernier rapport intitulé « Risques politiques en Afrique: la tension monte » publié le 4 juillet dernier, la Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur (Coface) n’a pas manqué d’alerter l’opinion sur les risques sécuritaires et le climat fragile, dans plusieurs pays africains. Parmi eux, le Gabon qui est selon l’organisme, classé 5ème pays disposant de l’indice de fragilité le plus élevé derrière la Libye, l’Algérie, Djibouti et le Soudan. Un véritable coup dur dans le processus d’attraction des nouveaux investisseurs. 

Le prochain classement Doing Business de la Banque mondiale risquerait de voir le Gabon dégringoler un peu plus que l’an dernier. Et pour cause, le récent panorama de la Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur (Coface), met en évidence plusieurs facteurs endogènes qui constituent un frein pour tous investisseurs désireux de s’installer dans le pays.

En effet, dans son panorama rendu public le 4 juillet dernier, la Coface a identifié pour le cas du Gabon, un risque social très élevé, plaçant le pays au 5ème rang africain avec un score de 62%. Bien que ce risque élevé ne se manifestera pas nécessairement en « troubles », la Coface rappelle néanmoins, que la « tentative de coup d’État au Gabon constitue un témoignage que le niveau de risque élevé de son indice peut se convertir en déstabilisation ». 

Face à ce climat d’incertitude entretenu par une inflation galopante, et un fossée de plus en plus en grand entre la part la plus pauvre et celle la plus riche de la population, la Banque mondiale devrait un peu plus dégrader la note globale du Gabon dans son classement. Ajoutées à cela, des difficultés structurelles et infrastructurelles, on obtient un cocktail peu reluisant. 

Occupant le 41ème rang africain et le 169ème mondial, sur 190 pays évalués en 2018, le Gabon pourrait très facilement passer au delà du 172ème rang ce qui serait un véritable coup dur dans l’optique de diversification économique, et dans sa volonté d’attirer de nouveaux investisseurs. A charge donc aux autorités de rétablir un climat de sérénité, en prenant les mesures idoines. 

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