jeudi,27 janvier 2022
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Gabon: le Copil citoyen appelle à des journées «villes mortes» le jeudi 13 et le vendredi 14 janvier

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Devenu en quelques semaines, le contrepoids du gouvernement gabonais via ses requêtes introduites devant la Cour constitutionnelle, le Copil citoyen est décidé à faire entendre raison à l’appareil gouvernemental. À cet effet, par le biais d’un communiqué, la plateforme de la société civile a appelé à l’opération « villes mortes » sur toute l’étendue du territoire national jeudi 13 et vendredi 14 janvier, en vue de la restauration de l’État de droit.

Une semaine après avoir émis un ultimatum au gouvernement et au parlement pour prendre en compte 3 demandes en rapport avec la gestion de la crise Covid-19, le Copil citoyen constate avec « regret » que les « deux institutions n’ont daigné donner une suite favorable à aucune de ces demandes », ont-ils souligné. Pour ces derniers, cette inconsidération manifeste de l’État serait le refus du principe de « gouvernance responsable, consensuelle, plus proportionnée et moins politisée »,a indiqué Geoffroy Foumboula Libeka, porte-parole du Copil citoyen.

Fort de ce qui précède, les acteurs de la société civile réunis autour de cette plateforme ont décidé de répondre coup pour coup. Ainsi donc, ont-ils appelé « l’ensemble des populations à observer massivement deux (2) journées mortes sur toute l’étendue du territoire national, les jeudi 23 et vendredi 14 janvier 2022 dès 7h30 ». Une main tendue vers les citoyens qui dénoncent une asphyxie générale avec les restrictions de libertés déjà accrues ponctuée par des bévues policières aux heures dites de couvre-feu. 

Pour rappel, les revendications du Copil citoyen portent sur la publication d’un rapport d’enquête parlementaire sur la gestion des fonds Covid-19 estimée douteuse, la fourniture de l’ensemble des rapports de gestion à la société civile qu’il représente, la non-reconduction de l’État d’urgence sanitaire à l’expiration de la durée légale courante et la fin du test PCR VIP facturé à 20.000 FCFA au profit du test de dépistage gratuit. Le bras de fer semble donc reparti de plus belle dans un climat social déjà tendu que le discours à la Nation du chef de l’État Ali Bongo Ondimba a davantage détérioré.

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Lyonnel Mbeng Essonehttps://www.gabonmediatime.com
Journaliste Reporter (Société - Justice - Faits divers )
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