samedi,26 septembre 2020
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Gabon: le commerce informel fait perdre à l’Etat entre 40 et 50% de son PIB par an

Alors que le Le Fonds monétaire international a récemment changé de paradigme en faisant du secteur informel un levier de croissance pour l’Afrique, celuici demeure encore une épine dans le pied de plusieurs Etats. Ainsi, malgré les campagnes visant à pousser les commerçants à se formaliser, le Gabon reste le pays le plus touché en Afrique centrale selon un classement du FMI.

Plus de 3000 milliards de Fcfa par an, c’est le montant que représenterait la perte des capitaux liée au secteur informel au Gabon. Comme le souligne un classement du Fonds monétaire international (FMI), le Gabon avec près de 50%, est le pays le plus durement touché par ce phénomène qui fait perdre à l’Afrique subsaharienne, en moyenne plus de 38% de son Produit intérieur brut (PIB).

En effet, étant l’une des régions où l’économie informelle pèse le plus avec une moyenne, l’Afrique subsaharienne accuse le coup, n’étant devancé que d’une très courte tête par l’Amérique latine (40 %). Cette situation est d’autant plus préoccupante pour le Gabon, dans la mesure où des instruments ont été mis en place par les autorités pour formaliser ce secteur en plein essor.

Malgré la création de l’Agence nationale de la promotion des investissements (ANPI) et d’autres organes visant à faciliter la création d’entreprises au Gabon, le secteur informel représente encore entre 40 et 50 % du PIB soit plus de 3000 milliards de Fcfa par an. Ainsi, entre un système judiciaire inefficace, une bureaucratie excessive, le manque de transparence, et la difficulté d’accès au crédit, le secteur informel reste fortement entretenu par le gouvernement qui peine à mettre en place des mécanismes viables.

Ajoutée à ces problématiques, la corruption « endémique » qui règne dans le pays et qui constitue l’une des principales difficultés pour l’essor d’une économie inclusive. A l’heure où le pays tente péniblement de se relever d’une des périodes les plus difficiles de son histoire, l’absence de politique économique à long terme n’incite pas à l’optimisme.

Et pourtant, en changeant de paradigme et en décidant de faire du secteur informel un levier de croissance pour l’Afrique, le FMI s’inscrivait dans une logique d’intermédiation financière. Mais, force est de constater que le Gabon dont l’encours de la dette frôle aujourd’hui les 64% du PIB, n’a pas encore pris la mesure de ce phénomène qui génère pourtant plusieurs centaines de milliards de Fcfa par an.

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Ladji Nze Diakitéhttp://www.gabonmediatime.com
Titulaire d'un Master en Audit, Contrôle de Gestion et aide à la Décision, passionné de journalisme, j'analyse au quotidien l'actulaité économique du Gabon et du continent Africain ainsi que l'actualité sportive.
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