Gabon: le CESE tire la sonnette d’alarme sur la destruction des plantations par les éléphants

Le mercredi 4 septembre s’est ouverte à Libreville la deuxième session ordinaire et annuelle du Conseil économique social et environnemental (CESE). Parmi les points inscrits sur la table des commissions de cette institution figure la question du conflit homme-faune, notamment les conséquences tant économiques, sociales et environnementales que cela peut entraîner sur le développement du pays.

Présidée par René Ndemezo’Obiang, la deuxième session ordinaire du conseil économique, social, et environnemental est ouverte depuis le début du mois de septembre et pour 21 jours. Une occasion pour les membres de cette institution qui concourt par ses avis, rapports et recommandations à la bonne gestion du pays. D’où le choix de la problématique du conflit homme-faune qui touche particulièrement les zones rurales. 

Les premiers travaux ont permis de faire un état des lieux de la situation. De ce constat, il ressort que l’exploitation forestière et l’agriculture contribuent fortement à la destruction des écosystèmes forestiers qui entraîne notamment « des incidences négatives sur la faune et son habitat », une situation qui « pousse les herbivores à se nourrir dans les cultures et les carnivores à changer leur régime et à s’attaquer au bétail », indique un conseiller. 

Par ailleurs, s’agissant des conséquences de ce conflit, on relève entre autres « la pénurie des produits alimentaires, la dépendance aux produits d’importation, l’exode rural, le chômage, la baisse de certaines espèces protégées, la cohabitation forcée entre les hommes et les espèces sauvages », rapporte L’Union.

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