Gabon: Le Cenarest incapable de livrer ses conclusions sur la mort de milliers de poissons dans l’Ogooué

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Des carpes meurent mystérieusement dans l'Ogooué © Agence gabonaise de presse

Suite à l’affaire sur la mort mystérieuse de milliers de poissons dans l’ogooué et à l’embouchure de la Ngounié, le Commissaire général du Centre national de la recherche scientifique et technologique (Cenarest) le Pr. Daniel Franck Idiata  a dans une publication sur son compte Facebook le 26 juillet dernier présenté les premières conclusions de son centre de recherche sur les analyses « approfondies » des échantillons d’eau et de poissons provenant des zones affectées. Des investigations qui jusqu’ici « ne permettent pas d’identifier avec précision l’origine de la mort massive de ces poissons ».



Alerté sur la mort mystérieuse de milliers de poissons et essentiellement la carpe sur le long de l’Ogooué, entre Ndjole et Lambaréné, le gouvernement a pris des mesures conservatoires.  Ainsi, il a interdit pour 15 jours la pêche, la commercialisation et la consommation de poissons, dans ledit périmètre en attendant les résultats des analyses d’experts sélectionnés pour traiter ce dossier.

Ce faisant, les premières investigations menées par les experts du Cenarest ont permis de relever quatre hypothèses qui ne permettent cependant pas d’éclairer l’opinion sur l’origine de ce drame. « D’un point strictement scientifique les résultats préliminaires des investigations des chercheurs du Cenarest ne permettent pas d’identifier avec précision l’origine de la mort massive de ces poissons », indique le rapport.

Par ailleurs, présentant de nouvelles pistes à explorer notamment l’origine virale ou un empoisonnement alimentaire par micro algue toxique, afin d’élucider ce drame, le Pr. Daniel Franck Idiata a relevé le défaut de l’institution à poursuivre les analyses. « Si le Cenarest dispose de compétences certaines pour étudier cette question, il reste que le plateau technique de cette institution est totalement insuffisant », a-t-il précisé.

Il faut dire que dans ses conclusions, le responsables du Cenarest avait exclu, sans pourtant convaincre, quatre hypothèses à l’origine de la mort de ces milliers de poissons.  Il banissait entre autres l’hypothèse d’une pollution chimique au sens de la législation gabonaise ; celle  d’une dystrophisation, la piste d’une infestation parasitaire massive des poissons, et celle du changement de végétation aquatique.

 Lise Bivigou

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