samedi,4 décembre 2021
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Gabon: le caporal chef arrêté avec 26 bottes de chanvre n’était pas un agent du B2

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On en sait un peu plus sur l’interpellation le vendredi 22 octobre 2021 à Akébé, dans le 3ème arrondissement de Libreville d’un agent des forces de défense pour des faits de trafic de cannabis. En effet, contrairement aux informations relayées par le site en ligne Top Infos Gabon et repris par Gabon Media Time, s’il s’agit bien du dénommé  Janvier Martial Ndoghé, celui qui a été interpellé avec 26 bottes de chanvre indien est un caporal chef des Forces armées gabonaises (FAG) et n’appartient nullement à la Direction générale des contre-ingérences et de la sécurité militaire (DGCISM) communément appelée B2. 

Selon le récit de nos confrères, c’est aux environs de 14 heures que les limiers de la Police judiciaire auraient été attirés par les agissements d’un individu suspect portant un sac militaire. Ce dernier, n’est autre que Janvier Martial Ndoghé, caporal chef des Forces armées gabonaises en fonction à Mouila mais permissionnaire. Interpellé, il aurait décliné son identité. Suite à cela, les éléments de la PJ auraient pris son sac à dos et auraient découvert 26 bottes de chanvre indien et non 25 comme annoncé par le site Top Infos Gabon. 

Selon une source proche du dossier, après cette interpellation, il l’aurait conduit aux alentours du stade omnisports pour négocier sa libération contre la modique somme de 800 000 FCFA, mais ce dernier n’avaient par devers lui que 200 000 FCFA avec lesquels, il n’aurait pas réussi à convaincre ses frères d’armes. Après cet échec il aurait donc été mis à la disposition de l’Office central de lutte anti drogue (Oclad). 

Il faut rappeler que la culture, la vente et la possession de chanvre indien à des fins récréatives étant illégales au Gabon, toute possession de cannabis peut entraîner de sévères sanctions. C’est ce à quoi est exposé Janvier Martial Ndoghé qui sera certainement déféré devant le parquet avant d’être placé sous mandat de dépôt par le juge d’instruction. Il risque jusqu’à vingt ans de réclusion et une amende égale au quintuple de la valeur de la saisie; conformément aux dispositions de l’article 408 du Code Pénal pour importation illicite de stupéfiants.

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Mondjo Mouegahttp://gabonmediatime.com
Titulaire d'une Licence en droit, l'écriture et la lecture sont une passion que je mets au quotidien au profit des rédactions de Gabon Media Time depuis son lencement le 4 juillet 2016 et de GMTme depuis septembre 2019. Directeur des Rédactions et Rédacteur en chef de GMTme
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