Gabon: le besoin en eau potable sera «un lointain souvenir dans quelques mois», selon Jean Marie Ogandaga

Jean Marie Ogandaga, ministre de l'Economie © D.R

Bien que disposant de plus de 5 000 milliards de mètres cubes d’eau dans ses nappes phréatiques, l’accès à l’eau potable demeure une calamité en Afrique. Au Gabon, les taux d’accès à cette ressource ne sont que de 25 et 45% en zones rurale et urbaine. C’est donc en marge de la signature le 7 février dernier de l’accord avec la Bad, que Jean Marie Ogandaga a annoncé que le besoin en eau potable sera « un lointain souvenir dans quelques mois ».

GABON LIBREVILLE

Face aux difficultés rencontrées par les populations en matière d’adduction en eau potable, le gouvernement gabonais et la Banque africaine de développement (BAD), ont décidé d’agir. Ainsi, en signant le 7 février dernier un protocole d’accord visant la réhabilitation et l’extension du réseau d’eau du « Grand Libreville », le ministre de l’Economie Jean Marie Ogandaga s’est voulu très optimiste.

En effet, en annonçant que « le gouvernement a pris l’engagement ferme de réhabiliter 150 km de conduites en eau potable et la construction de 150 nouvelles », Jean Marie Ogandaga s’est voulu pragmatique. Pour l’ancien ministre de la Fonction publique, « Ce chantier énorme fera en sorte que le stress en eau que connaît la population gabonaise, ne soit qu’un lointain souvenir dans quelques mois».  

Rendez-vous donné donc par le ministre de l’Economie aux populations, dont le taux d’accès à l’eau potable n’est que de 25% en zone rurale et de 45% en zone urbaine. Si la signature de cet accord présenté comme un « projet prioritaire » par la BAD est de bonne augure, seul le résultat comptera néanmoins.

Quand on sait que le continent africain dispose de plus de 5 000 milliards de mètres cubes d’eau dans ses nappes phréatiques, mais que plus 320 millions d’habitants ne bénéficient toujours pas d’un accès à l’eau potable, la situation est bien plus quurgente pour les dirigeants.

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