Gabon: l’avortement, un acte devenu banal

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Du 31 janvier au 13 février 2018, une étude a été menée par le Réseau d’Afrique centrale pour la santé reproductive des femmes (RACSRF). Cette étude intitulée “ Itinéraires thérapeutiques des femmes et des adolescentes face à l’accès aux soins après avortement ” avait pour buts d’analyser le comportement sexuel des gabonaises et de former le personnel de santé dan les techniques de gestion des cas d’avortements difficiles. Aux termes des conclusions, la précocité sexuelle ainsi que l’addiction de la gente féminine aux avortements.



Les gabonaises sont-elles passées maîtresses dans l’art d’avorter? Voilà en quelques mots le constat général du RACSRF dans son rapport sur la santé reproductive au Gabon. Ce bilan nous interpelle tous car si les femmes sont addictes de la pratique, le rôle des hommes n’est pas à négliger. En effet, l’irresponsabilité de certains hommes contraint souvent plusieurs femmes ou jeunes filles à recourir à l’avortement qui demeure un acte illégal dans notre Etat. Les techniques sont de plus en plus innovantes mais peu fiables. C’est ainsi que pour un avortement d’aucuns feraient des mélanges citron caféine et nivaquine.

Par ailleurs, le rapport susmentionné fait état d’une précocité sexuelle alarmante au Gabon. Interrogée à ce propos par notre confrère du quotidien L’Union, Docteur Patricia Ndembi Ndembi a donné président de ladite organisation a détaillé ces chiffres accablants. « Notre étude a révélé que le premier rapport sexuel au Gabon se situe entre 15 et 18 ans, soit 47,6 % et à plus de 18 ans pour seulement 30 % . De l’autre côté, notre tableau de travail montre que 57,6 % des femmes étaient consentantes lors du premier rapport sexuel contre 21,1 % soumises à l’effet de groupe et dont le consentement est vicié. Toujours est-il qu’après la fréquence sexuelle est forte, très élevée et ce, entre des adolescents dont l’appareil génital est en perfection avec des adultes expérimentés », a-t-il explicité.

Poursuivant son propos, Patricia Ndembi a déclaré que l’avortement est une des pratiques les plus usuelles au Gabon par les filles et femmes. Les chiffres recueillis démontrent que les femmes et filles gabonaises s’y adonnent mais peu l’assument or cela est dangereux car on le sait souvent que lorsque cela  a échoué.

« Les adolescentes et les adultes pratiquent les avortements tous les jours au Gabon. Sur la pratique des avortements, 50,8 % des femmes reconnaissent avoir déjà usité cette pratique et 49,2 disent non. Et pour les complications et la prise ne charge, il ressort que 51,6 % d’entre elles ne donnent pas de réponse; 18,4 % répondent positivement et 30 % disent non. Quant aux techniques utilisées, on trouve bien sûr du Misoprostol dont la posologie peut varier d’un cas à l’autre, des plantes, des produits indiqués pour certaines pathologies comme le paludisme », a-t-elle précisé.

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