Gabon : l’avocat de Bertrand Zbi dénonce sa détention préventive illégale

Gabon Gabonmediatime Bertrand Zibi Abeghe, Ancien Député Démissionnaire Du Parti Démocratique Gabonais
Bertrand Zibi Abeghe, Ancien Député Démissionnaire Du Parti Démocratique Gabonais © D.R.

Maître Cédric Manguisset est formel. Son client Bertrand Zibi Abeghe en détention à la Prison centrale de Libreville depuis septembre 2016 au lendemain des violences postes électorales d’août 2016 aurait à ce jour pu jouir de la liberté en raison de l’inaction de la Cour d’appel sur une requête à laquelle elle n’avait pas donné suite.    


Le feuilleton politico-judiciaire dont l’ancien député du Parti démocratique gabonais (PDG) du 2e siège du Haut Ntem siège Sossolo Ntem désormais opposant Bertrand Zibi Abeghe, en est l’acteur principal tarde à livrer son épilogue. Entre renvoie récurrent et intempestif, procédure lourde et laborieuse, l’affaire opposant un des anciens hommes forts de Jean Ping, passionne par ses rebondissements. 

La dernière en date reste cette révélation de l’avocat du détenu, maître Cédric Manguisset lequel a informé l’opinion et la presse de ce que son client aurait pu être mis en liberté depuis décembre 2020. « La Cour d’appel n’ayant pas répondu, dans le délai légal de deux mois, à l’appel relevé en juillet 2019 par la défense, la conséquence est la mise en liberté provisoire » a t-on pu lire dans une publication de nos confrères de Gabonreview. 

Son avocat qui parle d’une « détention arbitraire » s’interroge sur le fait que la justice gabonaise ne s’aligne pas sur une jurisprudence qui actuellement a fait école en favorisant la liberté d’un autre opposant hostile au pouvoir en place, le cyber-activiste Landry Washington sorti de prison en Janvier dernier. « Mon client devrait bénéficier de la même jurisprudence que Landry Washington» s’offusque maître Manguisset. Pour information, la Cour d’appel n’avait pas répondu à l’appel, des avocats de Landry Washington, déposé neuf mois auparavant. L’inaction de la cour avait eu pour conséquence, sa sortie de prison. 

« Pour Zibi, nous avons relevé l’appel de sa condamnation en juillet 2019. La loi fait obligation à la Cour d’appel d’examiner cette procédure dans un délai de deux mois. Or, la Cour n’a pas répondu. Passé ce délai, le détenu est donc mis en liberté provisoire, selon le nouveau Code de procédure pénale, article 400 », précise maître Manguisset qui résolument ne comprend pas la démarche de la cour. Surtout précise t-il, que les avocats de Bertrand Zibi, ladite procédure a été lancée quelques jours après sa condamnation à 6 mois de prison pour « violences et voies de fait » et « détention illégale d’arme à feu ». Par conséquent pour les avocats de la défense, l’ancien député PDG arrêté  le 31 août 2016 au QG de Jean Ping doit nécessairement recouvrer sa liberté. 

Laissez votre commentaire