Gabon : l’avocat de Ballack Obame dénonce un traitement inhumain sur son client

L'avocat de Ballack Obame Maître Iréné Mezui Mba © D.R.

Détenu de façon préventive pour complicité dans la tentative de coup d’Etat menée par le lieutenant Kelly Ondo, Ballack Obame est depuis le jeudi 7 février dernier dans les geôles de la prison centrale de Gros Bouquet. Pour sa première sortie médiatique sur le sujet, son conseil Maître Iréné Mezui Mba a dénoncé le traitement inhumain dont est victime son client.



C’est par une conférence de presse tenue ce mardi 21 mai 2019 à son cabinet d’avocats sis en face de la résidence Pampidou à la Sablière, que Maître Irénée Mezui Mba a informé l’opinion publique sur l’état général de son client Ballack Obame. Ce dernier avait été arrêté le lundi 21 janvier par la Direction générale des recherches (DGR) de la gendarmerie nationale puis gardé à vue 16 jours avant d’être placé sous mandat de dépôt à la prison centrale de Libreville, le jeudi 7 février de cette année.

Pour information, il avait été « enlevé » selon son avocat avec deux de ses amis de longue date, Firmain Ollo Obiang et Mathurin Ovono. Seulement, ces derniers finiront par être relaxés après 4 et 5 jours de garde à vue musclée, loin des regards de leurs proches. Ballack Obame, sera quant à lui maintenu en garde  à vue à raison d’une supposée amitié prononcée avec le prétendu « Putschiste Lieutenant Kelly ». Toujours est-il que depuis son déferrement, aucune information n’a fuité. Ceci s’explique par le fait que le ministère public avait interdit tout lien avec ses proches et même avec ses conseils. « Une énième violation flagrante de la loi », dénonce Maître Irénée Mezui Mba.

Maître Irénée Mezui Mba a décrié les conditions de détention de son client qui selon lui « est traité comme un animal ». Son client a décrit les conditions inhumaines dans lesquelles il est incarcéré depuis plusieurs mois. « Ils font leurs selles dans des seaux de beurre. Une fois par jour ils recoivent un morceau de pain rassi et une sardine. C’est inhumain». *

Par ailleurs l’avocat n’a pas manqué de dénoncer les anomalies observées tout au long de l’instruction. « Il ressort que des pièces importantes manquent à l’appel . c’est le cas de son téléphone. Où est-il? J’appelle au ministre de la justice pour que le droit et rien que le droit soit dit. Ces conditions sont celles scandaleuses », a-t-il conclu.

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