Gabon: l’association panafricaine Convergence en croisade contre le piratage

La présidente de l'Association panafricaine Convergence, Béatrice Damiba au côté de Franck Baponga © GMT

La question du piratage des oeuvres audiovisuelles demeure en Afrique et plus particulièrement au Gabon une véritable épine sous le pied des professionnels de ce secteur. C’est dans l’optique de sensibiliser sur ce phénomène que la présidente de l’association panafricaine de défense des droits des créateurs et ayant droit, denommé Convergence, Béatrice Damiba a séjourné  quelques jours au Gabon et a animé une conférence de presse dans un hôtel de Libreville le mercredi 13 juin 2018.

Lors de cette rencontre avec les médias locaux, la responsable de l’association Convergence a tenu à  édifier l’opinion sur ce phénomène qui ne cesse de prendre de l’ampleur sur le continent et qui met à mal le développement du secteur. Ainsi, c’est aux côtés du rappeur Franck Baponga et d’un représentant du Bureau gabonais des droits d’auteur (Bugada), que Béatrice Damiba a entretenu le public venu nombreux lors de cet événement concernant les conséquences néfastes du piratage sur l’économie africaine.

Elle a fait remarquer lors de son intervention que ce phénomène qui tend à se généraliser dans plusieurs villes africaines entraîne une perte de près de 120 milliards de Fcfa par an pour le secteur audiovisuel. Ce phénomène a une incidence majeure sur le développement de la production d’oeuvre audiovisuelle africaine.

L’objectif de cet échange avec les différents acteurs du secteur et le grand public était de sensibiliser chacun d’entre eux sur la nécessité de contribuer et valoriser l’écosystème audiovisuel notamment cinématographique, musical et télévisuel africain. Elle n’a pas manqué de prendre l’exemple du Gabon, où un opérateur s’est illustré par des pratiques peu orthodoxes.

«Certains acteurs, comme SATCON entrent illégalement sur des marchés en diffusant frauduleusement des chaînes et des contenus sportifs sans autorisation. Ces pratiques illicites affectent l’image de marque du Gabon en matière de protection de la propriété intellectuelle et n’incite pas les opérateurs à investir», a-t-elle relevé. C’est dans ce cadre que la présidente de l’association Convergence a incité les acteurs influents de la culture, des arts et des médias à mener des actions concertées visant à empêcher de tels agissements. 

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