vendredi,18 septembre 2020
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Gabon: l’Assemblée nationale rejette la dépénalisation de l’homosexualité

La loi portant dépénalisation de l’homosexualité au Gabon présentée par le gouvernement ce mardi 23 juin 2020 à l’Assemblée nationale a finalement été rejetée par la Chambre basse du Parlement. Si ce  texte a bien été voté, son adoption était astreinte à un vote à la majorité absolue des députés selon le règlement de l’institution. 

Très attendue par l’opinion nationale et internationale, la position de la représentation nationale sur la proposition du gouvernement de retirer de l’ordonnancement juridique la répression « des relations sexuelles entre personnes de même sexe » a été précisée cet après midi au terme d’une assemblée plénière qui s’est tenue à son siège provisoire, sis au boulevard Triomphal de Libreville. 

Si les débats dans l’hémicycle ont abouti à un vote en majorité pour la dépénalisation de cette pratique, la disposition ne sera toutefois pas adoptée, car seule une majorité absolue aurait permis le retrait de l’alinéa 5 de l’article 402 de la loi 042/2018 qui réprime les rapports sexuels entre deux hommes ou entre deux femmes en République gabonaise et par ricochet, la dépénalisation de l’homosexualité. 

C’est du moins ce que nous révèlent des représentants du peuple, présents pendant les débats et joints par Gabon Media Time « le texte a bien été voté mais n’a pas obtenu la majorité absolue donc il n’a pas été adopté. Selon le règlement de l’Assemblée nationale, ce genre de texte doit être voté à la majorité absolue », ont-ils confié. En effet, selon l’article 77 du règlement de l’Assemblée nationale « les délibérations sont prises à la majorité absolue des suffrages exprimés ».

C’est une décision fort saluée par une partie de l’opinion qui de façon claire avait manifesté sa désapprobation à la dépénalisation de l’homosexualité au Gabon par le biais d’une campagne menée sur les réseaux sociaux notamment. D’un autre point de vue, ce rejet de la dépénalisation de l’hommosexualité risque fortement de susciter des critiques de la part des grandes puissances occidentales qui y sont favorables.

Pour rappel, le législateur par le truchement de la loi n°042/2018 du 5 juillet 2019 portant Code Pénal en vigueur depuis près d’un an condamnait à une peine « 6 mois d’emprisonnement et 5 millions de FCFA » toute personne qui se rendrait coupable d’atteinte aux moeurs en ayant des rapports sexuels avec une personne de même sexe. 

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Henriette Lembethttp://gabonmediatime.com/
Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...
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