Gabon: l’ANGTI véritable gouffre financier pour le gouvernement

Siège social de l'ANGTI sur le front de mer de Libreville © D.R

Créée au sortir du Conseil des ministres du 22 juillet 2015 par le décret n° 0354/PR dans le but d’assister le ministère des Infrastructures dans la mise en œuvre des politiques publiques, en matière de grands travaux d’infrastructures, l’Agence nationale des Grands Travaux d’Infrastructures (ANGTI), n’aura finalement été qu’un gouffre financier pour l’Etat gabonais. Cette agence qui était censée résoudre une bonne partie de la problématique liée au déficit en infrastructures aura brillé par son impéritie et son caractère budgétivore.

GABON LIBREVILLE

Créée pour pallier aux insuffisances du ministère des Infrastructures en ce qui concerne la mise en œuvre des politiques publiques, notamment en matière de grands travaux d’infrastructures, y compris les immeubles appartenant à l’Etat, les équipements collectifs, le réseau routier national, les voiries urbaines et les réseaux d’assainissement, l’Agence Nationale des Grands Travaux d’Infrastructures (ANGTI), aura finalement brillé par son impéritie.

En effet, en adoptant le projet de décret modifiant certaines dispositions du décret n° 0354/PR le 22 juillet 2015 portant création de l’ANGTI, le gouvernement avait pour ambition de booster sa politique d’infrastructures. Malheureusement au regard des résultats obtenus par cette entité dotée d’une personnalité juridique et jouissant d’une « autonomie de gestion administrative et financière », cette agence budgétivore dirigée par Bogdan Sgarcitu, n’a pas atteint ses objectifs.

Avec une affectation budgétaire de près de 5,6 milliards de Fcfa au titre de la « Redevance d’usure sur la Route » en 2018 pour seulement 52% de taux d’exécution budgétaire (pour des résultats sur le terrain quasiment invisibles), comme le démontre le dernier Rapport d’exécution budgétaire, cette agence qui éprouvait récemment des difficultés à payer ses salariés, est devenue un véritable gouffre financier pour l’Etat gabonais.

Au regard de la qualité désastreuse du réseau routier et du manque d’infrastructures scolaires notamment, les questions liées au rôle, à l’importance et à l’impact de l’ANGTI, fusent de toutes parts. Il convient donc de se demander si le moment n’est pas venu pour cette agence, de mettre la clé sous le paillasson.

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