Gabon: l’ANGTI et ses grands travaux jamais réalisés

© Facebook/ AgenceNationaleDesGrandsTravaux

Créé à l’issue du conseil des ministres du 29 janvier 2015, l’agence nationale des grands travaux d’infrastructures (ANGTI) n’aura finalement pas su jouer sa participation. Alors qu’elle devait mettre un terme aux nombreuses récriminations contre l’Agence nationale des grands travaux (Angt) et le Fonds routier, cette structure supra-étatique aura brillé par son inconsistance comme le révèlent les dysfonctionnements qui ont conduit à la récente mise en chômage technique de ses salariés. 



Créé suite aux conclusions des travaux du séminaire gouvernemental tenu du 23 au 25 Janvier 2015 sur le thème « maintenir la croissance économique et sociale pour garantir la stabilité macro-économique et la viabilité des finances publiques », l’Agence nationale des grands travaux et d’infrastructures (Angti), est aujourd’hui un énième symbole de la politique du gouvernement en matière d’« optimisation et de rationalisation des dépenses publiques ». 

Gérée par Bogdan Sgarcitu, cette structure supra-étatique issue de la fusion entre la très décriée Agence nationale des Grands travaux (ANGT) et le fonds routier, l’ANGTI avait pourtant de grandes ambitions. Hélas, quatre ans après sa création, cette agence qui devait permettre au gouvernement « de disposer d’une seule structure spécialisée dans la réalisation des études, des constructions, des réhabilitations, des contrôles, des entretiens et de suivi des projets d’infrastructures », n’a brillé que par son manque d’efficacité. 

Bras armé de l’État gabonais en matière de gestion, de construction et d’entretien d’infrastructures, l’agence est aujourd’hui sous le feu des projecteurs mais pour des raisons bien loin de sa vocation. La situation alarmante de nombreux axes routiers, mais aussi de nombreuses écoles dans le pays n’en est que la résultante. 

Par ailleurs, en plus de briller par son inactivité, cette entité au fonctionnement opaque, a entériné la mise au rebut des subdivisions des Travaux publics, causant ainsi bon nombre de désagréments pour les populations, or, au regard de l’évolution du nombre de kilomètres de routes bitumés dans le pays, celles-ci auraient été d’un apport considérable. 

Loin des attentes donc, ce gouffre financier à près de 6 milliards de Fcfa l’année, n’aura débouché que sur l’accumulation d’études de projets sans réalisation. À l’instar de l’ANGT et ses 10 milliards de Fcfa pour la réhabilitation de 330 salles de classe, l’ANGTI semble avoir été une nouvelle « idée cosmétique » du gouvernement.

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