Gabon : L’ANBG aurait-elle tué les rêves de milliers d’étudiants gabonais ?

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Agence nationale des bourses du Gabon © D.R.

Sous l’impulsion du chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba l’orientation de milliers d’étudiants gabonais vers des structures privées avait été effective dès 2012. Seulement, moins de 5 ans plus tard, cette convention établie par la Direction générale des bourses et stages (DGBS) aujourd’hui Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG) avec les écoles privées reconnues d’utilité publique a été brutalement rompue pour non-paiement de l’intégralité de la scolarité par l’Etat. Par conséquent, ces étudiants ont dû pour la plupart arrêter leurs études en raison de la rétention de leurs diplômes par les écoles et universités privées qui les ont formés. Le tout sous le silence de la présidence de la République, institution à laquelle est rattachée l’ANBG


L’égalité de chances, un concept prôné par les plus hautes autorités de la République en tête desquelles le chef de l’Exécutif Ali Bongo Ondimba tend à ne pas se concrétiser dans les faits. Et pour cause, tant de secteurs restent soumis à un régime à deux vitesses. C’est le cas dans l’enseignement supérieur où l’Agence nationale des bourses du Gabon a réussi l’exploit de freiner la course des étudiants orientés dans les instituts et universités privées tandis que ceux inscrits dans les universités publiques arrivent tant bien que mal à poursuivre leurs études. Toute chose qui pousse à s’interroger sur la volonté réelle de l’Etat via son organe de gestion de bourses. 

Rappelons-le, par principe,  « n’étaient orientés dans les écoles privées que les élèves ayant obtenu le baccalauréat d’office et ce, après que la commission eut siégé  », a indiqué un agent de cette entité publique. Alors pourquoi avoir rompu ce contrat sans avoir au préalable garanti aux Gabonais la possibilité de jouir de leurs parchemins ? Aussi pourquoi avoir insidieusement décidé de ne pas renouveler leurs bourses d’études alors que beaucoup d’entre eux remplissaient les critères de 13 de moyenne dans le cycle licence ? Autant de questions qui n’ont de cesse de tarauder l’esprit du président de la principale ONG du secteur éducatif, à savoir Educaf. 

Contacté par Gabon Média Time, le président de l’ONG EDUCAF Geoffroy Foumboula a indiqué que l’étudiant gabonais est  « traité avec indifférence par L’ANBG  ». Avant de poursuivre que «  l’ANBG est coutumière des dérives en ce qui est du traitement des dossiers portant scolarité des étudiants gabonais. Il est inconcevable que l’étudiant gabonais soit traité avec autant d’indifférence. Certains Majors de 2015 ont dû être forcés par l’ANBG à arrêter leurs études en licence à l’instar de ceux d’ISI dont les diplômes  sont toujours confisqués par ledit établissement pour impayés par l’ANBG ». 

Une situation qui devrait interpeller le ministre de l’Enseignement supérieur Jean de Dieu Moukagni Iwangou, qui n’a toujours pas trouvé de solution à cette problématique qui tue bon nombre de rêves. La jeunesse est sacrée dit-on ! 

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