mardi,22 septembre 2020
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Gabon: Lambert Noël Matha et l’insoluble équation de l’insécurité 

Il ne se passe plus un jour sans que l’opinion découvre atterrée des actes de délinquance et autres crimes sur les médias et les réseaux sociaux. Une recrudescence de l’insécurité sur l’ensemble du territoire national qui semble échapper au ministère de l’Intérieur qui s’est muré dans un silence assourdissant, tandis que les populations ne savent plus à quel saint se vouer. 

Si dans notre article intitulé Gabon: curieux silence du procureur après la multiplication des crimes à Libreville, nous mettions en cause la responsabilité du parquet dans la lutte contre l’insécurité, le ministère de l’Intérieur, garant de la sécurité des biens et des personnes, semble lui aussi avoir démissionné de ses missions régaliennes. Un constat qui fait l’unanimité au sein de l’opinion au vu de la multiplication des délits et autres crimes effectués parfois au nez et à la barbe des Forces de police nationale (FPN). 

S’il n’est pas nouveau, le phénomène d’insécurité a pris des proportions de plus en plus inquiétantes ces dernières années. Un fait qui semble être loin des préoccupations des autorités puisqu’on se souvient encore que lors d’une interview accordée au quotidien L’Union le 31 décembre 2018, Lambert Noël Matha affirmait que « la situation de l’insécurité n’est pas aussi alarmante qu’on pourrait le penser ».  

Une position qui contraste avec la réalité sur le terrain. En effet, depuis plusieurs mois, le pays est secoué par une vague d’agressions et de crimes qui sont loin d’avoir trouvé leur épilogue puisque chaque jour un fait divers sordide vient faire la une des journaux. Le plus récent est par exemple celui de l’étudiant en médecine Dueshlr Jhennil Bissagou-Bissagou alias « Élie de Dieu » qui aurait sauvagement démembré sa petite amie avant d’enfouir les restes du corps de sa victime dans des sacs-poubelle

A Libreville, outre les crimes de sang qui semblent désormais faire partie du quotidien, les petits larcins sont devenus presque banals. La preuve avec le vol à l’arraché opéré la semaine écoulée par un groupe de jeunes dans la zone du Rond point de la Démocratie, à quelques pas donc d’un bataillon des forces de sécurité et de défense. Même constat au rond-point du PK12 où le vol à l’arraché est un sport quotidien, malgré la présence de policiers.

L’intérieur du pays n’est pas non plus épargné par cette vague de violences. 

Vivant vraisemblablement dans un monde parallèle, le gouvernement et en particulier le ministère de l’Intérieur ne semble pas encore avoir pris la mesure de cette montée du banditisme dans le pays. Un fait indéniable quand on voit avec quelle légèreté la problématique des actes de piraterie perpétrés au large de Libreville est traitée.  Une nouvelle forme de criminalité qui si on n’y prend pas garde, pourrait être à l’origine d’une instabilité future. 

Considéré comme un secteur de souveraineté, la sécurité est chaque année doté de moyen colossaux mais dont les résultats peine à se répercuter sur le terrain. Si les malfrats qui écument paisiblement les artères du pays, les forces de sécurité semble eux préoccupé par d’autres priorités, encouragé sans doute par leur hiérarchie qui n’en a cure de la dangerosité d’une telle situation. 

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Mondjo Mouegahttp://gabonmediatime.com
Titulaire d'une Licence en droit, l'écriture et la lecture sont une passion que je mets au quotidien au profit des rédactions de Gabon Media Time depuis son lencement le 4 juillet 2016 et de GMTme depuis septembre 2019. Directeur des Rédactions et Rédacteur en chef de GMTme
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