lundi,26 octobre 2020
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Gabon : l’AGASA sur le terrain de la lutte contre l’insécurité alimentaire, loin des projecteurs

L’opération de sensibilisation des restaurateurs de rue en cours lancée par l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA) obéit à un calendrier interne qui inclut, à long terme, l’ensemble des opérateurs économiques du secteur de l’alimentation et de la consommation. Loin du spectacle et de la médiatisation à outrance, l’AGASA veille à la protection des consommateurs à travers des actions ciblées dont les résultats sont connus depuis au moins 2017. Un travail discret que la directrice générale Alia Maeva Bongo Ondimba compte mener à bien, lit-on dans un communiqué. 

Le risque alimentaire est un agent biologique, chimique ou physique présent dans un aliment, ou propriété de cet aliment pouvant avoir un effet néfaste sur la santé. Au Gabon, les populations sont de plus en plus exposées au danger que représentent des produits avariés ou mal conservés qui leur sont vendus. Si la sortie de la mairie de Libreville et des équipes du procureur le 14 novembre dernier a eu le mérite de révéler une situation sanitaire  inquiétante, cela ne représente malheureusement que la face immergée de l’iceberg. Il y a un travail de fond qui est mené par l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA) depuis sa création, sous la tutelle du ministère chargé de l’Agriculture.

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En effet, depuis au moins 2017, l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA), effectue de nombreux contrôles, avec saisie et destruction de marchandises. L’on se souvient de la saisie par l’AGASA de cinq containers contenant 27 tonnes de viandes en provenance du Brésil, alors même que le gouvernement brésilien rassurait ses partenaires de la bonne qualité de cette viande importée au Gabon. Faut-il rappeler que le Gabon importe plus de 70 000 tonnes de produits carnés en moyenne par an ?

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Comme le précise un communiqué de l’AGASA, reçu par la rédaction de Gabon Media Time, « les produits alimentaires destinés à la consommation humaine sont déclassés et jugés impropres à la consommation pour plusieurs motifs dont les plus récurrents sont la contamination par microorganismes, défaut d’étiquette ou fausse étiquetage sur les produits alimentaires, avaries diverses ou date limite de consommation dépassée », pour ne citer que ceux-là.

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En février 2018, avec la mission de veille sanitaire qu’elle menait afin de déceler sur l’ensemble du territoire les huiles qui sont ou non impropres à la consommation, plusieurs marques d’huiles ont été interdites de vente au Gabon. Il s’agit notamment des marques Pavani, Kent boringer, Starfarm et Turkey brand, pour ne citer que celles-là. Cette année-là seulement, l’AGASA a enregistré une vingtaine d’opérations de destruction de marchandises, pour une quantité totale de 241 398 kilogrammes de produits alimentaires avariés et impropres à la consommation. 

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Dans la même foulée, en mars 2018, l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire a incinéré plus d’une tonne de produits avariés saisis à Mouila dans la province de la ngounié. Une opération qui répondait à la volonté de l’agence et du ministère de l’Agriculture de veiller au grain pour garantir la sécurité alimentaire des Gabonaises et des Gabonais.

La nouvelle direction de l’AGASA installée depuis mars 2019 se déploie sur le terrain, contrairement à ce qui se dit sur les réseaux. Les chiffres ne mentent pas. Entre janvier et octobre 2019, 387 471 kg de produits alimentaires impropres à la consommation ont été détruits, soit une augmentation nette de 60,51% par rapport à la quantité totale de l’an 2018, avant sa prise de fonction. Pour Alia Maeva Bongo Ondimba, « cette augmentation peut s’expliquer par le renforcement des contrôles aux postes frontaliers du port et de l’aéroport ».

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Consciente de n’avoir pas suffisamment communiqué sur l’ensemble des actions entreprises jusque-là en faveur de la protection des consommateurs, la directrice générale de l’AGASA entend corriger le tire. « Nous sommes dans une démarche opérationnelle inclusive qui préconise un travail en étroite collaboration avec les autres directions techniques en vue de prévenir, évaluer et gérer les risques sanitaires et nutritionnels éventuellement présents dans les aliments destinés à la consommation humaine et animale », assure la directrice générale de l’AGASA. Gageons que le consommateur soit réellement protégé de ces produits dangereux qui pullulent dans le pays.

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Henriette Lembethttp://gabonmediatime.com/
Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...
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