mercredi,25 novembre 2020
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Gabon : l’Agasa désavoue la mairie de Libreville

Les récentes sorties de la mairie de Libreville sur le terrain qui se sont soldées par des avertissements du Radisson et Blu et le Re-Ndama le 14 novembre dernier n’ont pas laissé l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (Agasa) indifférentes. Dans un communiqué parvenu à la rédaction de Gabon Media Time, sa directrice générale Alia Mahéva Bongo Ondimba, rappelle qu’au regard de la loi, seule l’Agasa est habilitée à effectuer tous types de contrôles ou d’inspection à caractère préventif ou répressif sur les aliments importés, exportés et mis sur le marché.

En rappelant la loi 15/65 du 12 décembre 1965 relative à l’inspection sanitaire des denrées alimentaires, produits et sous-produits d’origine animale qui dispose, en ses articles 2 et 3, que « le service d’inspection des établissements destinés à l’abattage des animaux de toutes espèces, à la préparation, à la transformation, à l’entreposage, à l’expédition ou à la vente de tous produits d’origine animale, notamment des viandes, abats, produits de charcuterie, volailles, lapins, poissons, crustacés et mollusques, œufs, laits et produits dérivés, denrées présentées en boîtes de conserves, ne peut être assuré que par un Vétérinaire-Inspecteur », l’Agasa juge inopportunes les les récentes inspections spectaculaires menées par le maire Léandre Zue et ses équipes. 

Dans ce communiqué, l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire fustige le fait que la mairie centrale n’ait pas associé les vétérinaires-inspecteurs assermentés tel que le dispose l’article 4 de la loi 15/65 du 12 décembre 1965. Surtout que l’Agasa dispose en son sein des officiers de police judiciaire à compétence spéciale habilités dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments. Non sans souligner le fait qu’elle soit « la seule entité publique par son décret de création à répondre des questions sanitaires liées aux denrées alimentaires ».

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Pour la directrice générale de l’Agasa, Alia Mahéva Bongo Ondimba, il ne s’agit ni plus ni moins que du strict respect de la loi. Prenant le cas spécifique de SAN GEL, elle rappelle qu’il n’existe pas de risque zéro en matière de sécurité alimentaire. « Nous avions procédé à un contrôle rigoureux de cet établissement au cours duquel des non-conformités  ont certes été constatées, sans pour autant être dommageables pour la santé du consommateur. Nous tenons au strict respect de la loi dans le domaine de l’alimentation, tant chez les opérateurs que les entités publiques qui doivent être particulièrement exemplaires sur ce plan », précise le communiqué.

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Alia Mahéva Bongo Ondimba interpelle le maire central de Libreville, Léandre Zue et l’invite à associer l’Agasa dans les opérations d’inspection visant les opérateurs économiques du secteur alimentaire aux fins d’inscrire ces actions dans le respect de la loi et assurer une meilleure protection des consommateurs.

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Mondjo Mouegahttp://gabonmediatime.com
Titulaire d'une Licence en droit, l'écriture et la lecture sont une passion que je mets au quotidien au profit des rédactions de Gabon Media Time depuis son lencement le 4 juillet 2016 et de GMTme depuis septembre 2019. Directeur des Rédactions et Rédacteur en chef de GMTme
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