Gabon: l’affaire Blaise Wada reportée au 22 mars

La salle d'audiences correctionnelles du tribunal de Libreville © GMT

Débuté le jeudi 15 mars dernier, le procès Wada avait été renvoyé à ce mardi 20 mars 2018 par la présidente de la Cour criminelle spéciale, Paulette Akolly, née Ayo Mba pour audition des témoins. Advenue ce jour, l’affaire a finalement été reportée au jeudi 22 mars à 9 heures.

Le procès de l’ancien coordonnateur de l’Unité de coordination de l’étude et des travaux (UCET), Blaise Wada qui a commencé au palais de justice de Libreville, devant la Cour criminelle spéciale (CCS), le jeudi 15 mars dernier et qui devait se poursuivre ce mardi à 9 heures a été reporté à jeudi prochain à la même heure a annoncé la présidente de la Cour criminelle spéciale, Paulette Akolly, née Ayo Mba.

Jeudi dernier à la clôture des débats affirmait-elle «l’audience est suspendue pour entendre des témoins et d’autres personnes susceptibles d’apporter la lumière. On entendra le 20 mars…». Ce report ne s’explique-t-il pas par le fait que la partie civile qui n’a toujours apporté les preuves de son accusation? Pourtant Me Homa Moussavou, avocat de l’Etat affirmait à la barre que «l’affaire est passée en instruction, nous avons des arguments», sauf que la preuve de ces dernièrs continue de se faire attendre.

De sources familiale apprend-t-on «les huissiers sont arrivés à son domicile sis à Okinda (Beau-Séjour)». Une démarche normale qui aurait dû se faire pendant l’instruction qui a duré plus d’une  année. Pourquoi intervient-elle seulement après l’ouverture du procès ? N’y a-t-il pas une volonté de trouver à tout prix des éléments à charge contre l’accusé?

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Autant de questions qui viennent s’ajouter aux incohérences qui se révèlent chaque jour depuis l’ouverture de ce procès pour le lequel, Maître Martial Dibangoyi Loundou estime que son client «n’a pas détourné 1,765 milliard de Fcfa. L’argent a été bien géré. Il y a des preuves», déclarait-il jeudi dernier. Nous y reviendrons.