Gabon: l’absence d’Ali Bongo source des tensions sociales selon la Dynamique unitaire

Jean-Rémy Yama, président de Dynamique unitaire © Gabonactu.com

C’est à la faveur d’un point de presse animé ce mardi 15 janvier à son siège sis à Awendjé dans le 4ème arrondissement de Libreville que la confédération syndicale Dynamique Unitaire a tenu à s’exprimer sur la situation sociopolitique que traverse le pays. Ainsi, au nombre des multiples points soulevés, c’est l’absence du président de l’exécutif depuis le 24 octobre 2018 qui selon l’organisation syndicale est à l’origine de toutes les tensions observées ces derniers mois.  



Lors de cette rencontre avec la presse nationale et internationale Dynamique unitaire a tenu à faire le tour de l’actualité. Ainsi les syndicalistes ont abordé non seulement des viols répétés de la constitution, mais aussi la nonréalisation par l’Etat de ses engagements auprès des partenaires sociaux, de la précarisation de la fonction d’enseignant avant de finir par analyser l’absence du chef de l’exécutif Ali Bongo et ses conséquences.

Sur la question de l’état de santé du chef de l’Etat, la principale centrale syndicale du pays a expliqué que la montée des tensions diverses s’est accentuée avec l’absence d’Ali Bongo depuis le 24 octobre. « Depuis le 24 octobre 2018, Ali Bongo Ondimba n’assume plus la fonction présidentielle, malgré la propagande gouvernementale voulant faire croire le contraire. Cet état de fait crée une crise institutionnelle au sommet de l’Etat qui, ipso facto, génère des tensions sociale, politique économique et financière », a indiqué la 3ème Vice-présidente de DU Chantale Mackossot.

Pour justifier cette position, la porte-parole de circonstance de Dynamique unitaire elle a indiqué que les tensions sociales se sont exacerbées parce que privées d’interlocuteur fiable. Sur le plan politique, elle a relevé qu’il n’y a plus de décret, d’ordonnance qu’il faut le rappeler, relevait exclusivement de la compétence du président de la République. Quant à la crise économique, il ressort de ses explications que les investisseurs sont réticents à l’idée de s’installer dans cette crise institutionnelle.

Par ailleurs, l’organisation syndicale a déploré la dégradation de la situation financière du pays, elle prend pour preuve l’augmentation criante des taux d’intérêt de la dette extérieure du Gabon, la non promulgation de la loi des finances car sans décret. « Sans compter les errements budgétaires caractérisés par la non- exécution de 70% des budgets annuels soit 6 300 milliards de Fcfa volatilisés et détournés », ont-ils soulignés.

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