vendredi,18 septembre 2020
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Gabon : la société civile s’offusque contre le traitement inhumain dont serait victime Privat Ngomo

Détenu à la prison centrale de Libreville depuis le 16 juillet 2019, Privat Ngomo serait victime de violences physiques et morales derrière les barreaux. Une situation inacceptable qui a conduit son avocat Me Jean-Paul Moumbembé et plusieurs acteurs de la société civile, réunis en Comité de soutien national, le samedi 7 mars dernier, à exiger la libération pure et simple de ce dernier. 

C’est à l’occasion d’un point de presse tenu le samedi 7 mars 2020 dans un hôtel de la place que Jean Paul Moumbembé avocat du détenu Privat Ngomo, Georges Mpaga  président du Réseau des organisations libres pour la bonne gouvernance (ROLBG), et instigateur du Comité de soutien à ce leader politique ainsi que plusieurs membres de la famille ont tenu à édifier l’opinion sur la situation de ce dernier. A cet effet, ils ont pointé du doigt la rigidité de la Justice, et disent ne pas comprendre  « l’acharnement des autorités sur un honnête citoyen qui n’a commis aucun crime ».

Ainsi, Georges Mpaga et Cie ont ouvertement mis en garde les présumés auteurs d’actes de barbarie et d’atteinte à la dignité sur Privat Ngomo.« Nous prendrons toutes les dispositions nécessaires, afin que toutes les  personnes impliquées dans la violence et la torture morale que subit Privat Ngomo, répondent de leurs actes devant les juridictions compétentes, nationales et internationales »,a déclaré le leader de ce comité de soutien. 

Poursuivant son propos, Thierry Ngomo, frère cadet du détenu et membre de cette plateforme de la société civile a lancé un appel auprès des forces vives de la nation et à l’international afin que ce leader de l’opposition puisse recouvrer sa liberté. « Nous appelons les institutions et organismes de défense des droits de l’Homme et des libertés, ainsi que toutes les personnes éprises de justice, à rester mobilisées en vue de toute action future visant à obtenir la libération immédiate et sans condition de Privat Ngomo », a-t-il conclu.

Pour rappel, Privat Ngomo serait inculpé pour outrage au chef de l’Etat, atteinte à la sûreté de l’Etat et incitation à la révolte. Il avait prononcé un discours le 12 juillet 2019, devant l’ambassade de France dans lequel il interpellait directement les autorités consulaires et diplomatiques françaises sur la crise multiforme dans laquelle est engluée le Gabon de l’élection présidentielle d’août 2016. 

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