dimanche,28 novembre 2021
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Gabon: la reprise des cours est «une aventure génocidaire», selon Léa Ozoumey

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Plus la reprise de cours se précise, plus les craintes des enseignants et parents d’élèves sont grandes compte tenu de la situation épidémiologique du coronavirus toujours critique. C’est dans l’optique d’interpeller le ministre de l’Education nationale Patrick Mouguiama Daouda que Léa Ozoumey a écrit une lettre ouverte où elle énumère les difficultés sanitaires, infrastructurelles qui rendraient cette reprise « génocidaire ».

Alors que le pays approche les 3000 cas positifs Covid-19 dont 21 décès, selon les derniers chiffres publiés par le Comité de pilotage du Plan de veille et de riposte contre l’épidémie à Coronavirus au Gabon (Copil-Coronavirus), le gouvernement, par l’entremise de son ministre de l‘Éducation nationale Patrick Mouguiama Daouda a émis l’hypothèse de la reprise des cours dans le secteur dont il a la charge. Une éventualité qui ne semble pas faire l’unanimité puisque plusieurs enseignants et même des parents d’élèves s’y opposent. 

Parmi les personnes sceptiques quant à la relance les activités académiques au primaire et au secondaire, il y a Léa Ozoumey qui a estimé la reprise de cours trop risquée.  « Monsieur le Ministre de l’Éducation nationale, la liste des interrogations est longue. Un Technicien, Praticien de l’Éducation qui a l »Amour de son métier et des Apprenants qui sont sous sa responsabilité, ne pourrait, en aucun cas, se lancer dans une aventure dont l’issue s’entrevoit génocidaire », a-t-elle martelé. 

Par ailleurs, l’enseignante et syndicaliste a passé en revue les facteurs qui pourraient rendre impossible la relance des activités académiques sans risque d’exposition au virus. « Aucun établissement scolaire n’a été construit depuis lors pour prétendre avoir 09 élèves par salle de classe avec 1 enseignant, en vue de respecter les mesures barrières qui autorisent le regroupement de 10 personnes  », a-t-elle indiqué avant d’ajouter que « le transport public est insuffisant avec exigence de « 02 passagers par véhicule, en plus du chauffeur », a-t-elle poursuivi. 

Un chapelet de maux qui rendent dubitatifs tous les acteurs de l’éducation pourtant enthousiastes à l’idée de reprendre le chemin des classes. Reste maintenant donc au gouvernement de tout mettre en œuvre afin de boucler l’exercice académique en cours. Et surtout que les apprenants tous niveaux confondus ne puissent pas essuyer une année blanche. 

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Lyonnel Mbeng Essonehttps://www.gabonmediatime.com
Journaliste Reporter (Société - Justice - Faits divers )
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