Gabon: «La réforme des bourses est inique et fondée sur des critères fallacieux», dixit Gérard Ella Nguema

Gerard Ella Nguema président du FPG © GMT

Dans le flot des déclarations fustigeant le durcissement des conditions d’accès à la bourse d’études, Gérard Ella Nguema, président du Front patriotique gabonais (FPG), a, à son tour dénoncé une réforme inique avec des critères fallacieux retenus par l’équipe du Premier ministre Julien Nkoghe Bekale, à l’occasion d’un point de presse qu’il a animé ce vendredi 12 avril 2019.



Si le président du FPG s’est réjouit du  « rétropédalage du gouvernement hier en conseil interministériel », il estime que ce revirement se justifie par  « le fait qu’il fallait à tout prix faire des économies afin de coller aux recommandations du Fond monétaire international (FMI) », a-t-il fustigé.  

Appelant le gouvernement à explorer d’autres niches plus conséquentes telles que  « la réduction des membres du gouvernement, la suppression des fonds politiques, la suppression du Sénat, la diminution du nombre dambassades, la réduction des membres des cabinets du président de la République et du Premier ministre », Gérard Ella Nguema a rappelé que  « La bourse au Gabon est un droit et non une généreuse contribution de lEtat ».

Pour lui,  Ali Bongo Ondimba, son Premier ministre Julien Nkoghe Bekale et les membres de son gouvernement ont « été mal inspirés de voir du côté des bourses scolaires et universitaires avec ce critère d’âge qui est une véritable gageure ». D’ailleurs souligne-t-il, la bourse est « lexpression de la répartition de la manne nationale à l’endroit de cette tranche de la population concernée (la jeunesse, NDLR) ».

Cela est d’autant plus vrai que le système d’attribution des bourses d’études en vigueur s’inscrit dans la même logique que « la gratuité de laccouchement saluée de manière unanime par les populations ». C’est pourquoi, le FPG, par la voix de son président a tenu à  « sinsurger contre cet état (la réforme du système d’attribution des bourses, NDLR) de fait et le condamne », avant de sommer « les autorités à libérer sans délais nos enfants arbitrairement arrêtés », a-t-il conclu.

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