Gabon: la présumée «Tchiza» serait-elle une jeune dame atteinte de démence?

Entrée principale du Centre hospitalier et universitaire de Libreville (CHUL) © D.R

Le drame du centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL) n’a pas fini de faire couler encre et salive tant les rebondissements ne manquent pas à l’appel. Présentée comme la «Tchiza» du défunt, Peggy Malola Matouba serait en réalité une jeune femme instruite et abandonnée par sa famille depuis qu’elle a été déclarée atteinte de troubles psychiques.



Alors que toute l’opinion publique était unanime sur le fait que le crime qui a eu lieu le samedi 11 mai dernier était issu d’un imbroglio entre amants, la vérité est certainement autre. En effet, après le démenti de la famille du défunt, c’est autour d’une source proche de la mise en cause d’apporter des éclaircissements sur l’état de santé de cette dernière. Ce n’est pas une «Tchiza» mais une jeune compatriote qui perd la boule à des moments qui s’est rendue coupable de cet acte horrible.

En parcourant son compte facebook, on se rend bien compte que depuis 2016 elle ne gère plus sa page. Mais plus intéressant encore, on y voit une jeune femme parfaitement epanouie et surtout joviale. Cette posture est corroborée par une source proche de Peggy qui a requis l’anonymat . « C’est une orpheline des deux parents qui a débuté sa carrière professionnelle au sein de Maurel & Prom à Port-Gentil. Elle y a exercé pendant des années avant d’être déclarée incapable au vu de sa maladie mentale. Elle a suivi un traitement adapté », a-t-elle indiqué.

Poursuivant son propos, la même source a confié à notre confrère du quotidien L’Union ce qui suit. « Dès qu’elle a rechuté, elle a trouvé refuge chez une de ses amies qui finira par la mettre à la porte, la trouvant trop lourde en termes de dépenses. C’est alors qu’elle a regagné le terrain familial sis au carrefour Léon Mba. Là-bas elle est abandonnée à ellemême. Du coup, elle suivra plus de traitements. Elle se pavanait çà et là et aimait bien fréquenter le CHUL où elle se rendait toute seule en cas de maladie », a-t-elle conclu.

Ainsi donc, se retrouver à l’hôpital était un pur hasard ainsi que le choix de sa victime. Ses premières déclarations étaient donc des propos de peur. Que fera-t-on d’elle? se questionnent plus d’un. En la matière l’article 50 du code pénal en vigueur au Gabon dispose que « N’est pas punissable , celui qui était atteint, au moment de l’infraction, d’un trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli son discernement ou le contrôle de ses actes. Dans ces cas, la juridiction d’instruction ou de jugement peut, lorsque l’état de l’auteur est de nature à compromettre l’ordre public ou la sécurité des personnes, ordonner son placement dans un établissement spécialisé ».

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