Gabon: la poussière et la boue au quotidien des populations d’Ondogo-Désert

Accéder au quartier Ondogo-Désert sis au 6ème arrondissement de la Commune de Libreville relève du parcours du combattant. En effet, quelle que soit la saison de l’année, les usagers de cette voie sont confrontés à son très mauvais état. Abandonnés à leur triste sort, les habitants ne savent plus à quel saint se vouer. 

Autrefois enclavé faute de voies d’accès, le quartier Ondogo-Désert dans le 6ème arrondissement de la commune de Libreville avait été désenclavé au cours de l’année 2008, grâce aux efforts de Jean Boniface Assélé alors ministre de la communication. Onze ans après, les habitants de cette partie de la capitale, attendent désespérément que cette route soit réfectionnée. 

A l’instar d’autres quartiers dont les travaux de voiries tardent à être effectués par les autorités compétentes, le quartier Ondogo-Désert est difficile d’accès. Avec une route quasiment impraticable, entre la boue en saison de pluie, et la poussière en saison sèche, les usagers n’en peuvent plus. L’une des techniques développées au fil des temps pour y faire face est de se munir de deux paires de chaussures. L’une spéciale pour le trajet et l’autre pour  la destination envisagée. 

De l’autre côté, les véhicules empruntant quotidiennement cette voie en subissent également les conséquences. L’une d’elles est bien-sûr la destruction de leurs amortisseurs. De quoi décourager aussi les rares transporteurs communément appelés clandos qui desservent la zone. 

Interrogé par Gabon Media Time, S.M, un habitant de la zone depuis 2008, a regretté le flou entourant les causes ayant conduit à l’arrêt des travaux. « Après que Jean Boniface Assele eut procédé au désenclavement de ce quartier, il aurait été prévu que des pavés soient mis à la seule condition que son parti soit voté par les habitants d’Ondogo. Une promesse qui n’aurait pas été tenue par ces derniers qui auraient fait le choix d‘un autre parti. Raison pour laquelle les travaux prévus n’auraient finalement pas été réalisés », a-t-il confié. 

En attendant que les travaux de voiries d’Ondogo-Désert soient exécutés, il convient de rappeler qu’un réseau routier bien construit et bien entretenu est essentiel à la croissance économique et à la lutte contre la pauvreté. A contrario, un mauvais réseau routier ou un manque de routes a un effet néfaste sur l’activité économique et les conditions de vie des populations.

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