dimanche,6 décembre 2020
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Gabon: la police tire à lacrymogène sur des membres de Dynamique unitaire

Alors qu’ils avaient appelé à un rassemblement au stade d’Awendjé dans le 4ème arrondissement de Libreville, ce samedi 27 avril, des membres de Dynamique unitaire (DU) auxquels se sont associés des citoyens engagés, viennent de subir un assaut des forces de police. Ces dernières ont usé de violence et de gaz lacrymogènes contre ces Gabonais qui ne faisaient que se réunir dans un espace privé. Un acte incompréhensible au moment où le Premier ministre Julien Nkoghe Bekale appelle au dialogue social.

C’est aux environs de 11 heures 30 minutes, au moment où Jean-Rémy Yama, président de DU a pris la parole pour prononcer son discours de circonstance que des policiers ont tirés des bombes lacrymogène dans la cour du siège de cette centrale syndicale sis à la cité Awendjé. C’est une centaine de ses membres à laquelle s’est joint d’autres citoyens dont Geoffroy Foumboula Libeka, président de l’ONG Educaf, qui ont subi les affres de la police pour le seul motif de s’être réunis pour manifester leur mécontentement quant aux réformes issues du Conseil des ministres du 29 mars 2019.

Dès l’annonce de la tenue de cette rencontre, les forces de police avaient déjà quadrillé le lieu dit Stade de Basket-ball d’Awendjé depuis le vendredi soir. D’ailleurs, les membres de Dynamique unitaire attiraient l’attention de l’opinion nationale et internationale dans un communiqué de presse, en rappelant que l’inviolabilité des locaux et biens syndicaux constitue l’une des libertés publiques essentielles pour l’exercice des droits syndicaux. Par conséquent, l’occupation des locaux des syndicats par les forces de l’ordre, sans mandat judiciaire les y autorisant, constitue une grave ingérence des autorités dans les activités syndicales.

A l’heure où le chef du gouvernement Julien Nkoghe Bekale tente d’apaiser le climat social déjà tendu, cette opération de la police nationale pour empêcher les syndicats de s’exprimer ne s’explique pas. Par cet acte, le gouvernement démontre, s’il en était besoin, qu’il n’est pas prêt à dialoguer mais veut imposer ses réformes par la force. Pour Jocelyn Louis Goma, secrétaire général adjoint de la Confédération syndicale gabonaise (Cosyga), cette histoire de dialogue sent le roussi.

« A propos de cette rumeur qui circule, au sujet  de certains leaders syndicaux, qui seraient passés à la caisse après la rencontre avec le Premier ministre, un proverbe de chez nous dit ceci : ‘’Quand le pet est encore dans le ventre, même le propriétaire ne sent pas son odeur’’. Serrez bien vos fesses, parce que, quand ça va sortir, ça va mal puer », a-t-il déclaré ce samedi 27 avril 2019 sur son compte facebook. Des propos qui s’ils sont avérés pourrait galvauder la trêve social voulue par le gouvernement pour mener à bien ses réformes utiles au redressement de l’économie.

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