lundi,21 septembre 2020
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Gabon : la note de Noël Mboumba sur la RPM a-t-elle déclenché l’opération Scorpion ?

La Redevance minière Proportionnelle (RMP) du nom de cette note datée du 16 octobre 2019 et signée du ministre du Pétrole, du Gaz et des Hydrocarbures de l’époque Noel Mboumba,  serait aux dires de la très informée Lettre du continent, l’élément à l’origine de l’enquête ayant débouché sur les arrestations de plusieurs directeurs généraux d’entreprises publiques et privées y compris l’interpellation ce mardi 2 décembre du ministre concerné et de l’ancien Directeur de Cabinet du président de la République (DCPR), Brice Laccruche Alihanga. 

Courant octobre, une note administrative publiée sur les réseaux sociaux avait provoqué l’ire de l’opinion. La présente note datée du mercredi 16 octobre 2019 et signée du ministre du Pétrole, du Gaz et des Hydrocarbures de l’époque Noel Mboumba, adressée aux sociétés pétrolières productrices de pétrole brut, avec en copie  Brice Laccruche Alihanga, alors tout puissant Directeur de Cabinet du président de la République signifiait aux entreprises le paiement de la Redevance minière Proportionnelle (RMP) en nature à compter du 1er janvier 2020.  

Moins d’un moins après l’érection de la mesure précitée, soit le 25 novembre,  Noel Mboumba effectuait un rétropédalage, par le biais d’une autre note au sein de laquelle il informait les opérateurs pétroliers et miniers de l’annulation pure et simple de cette redevance minière proportionnelle « en nature » censée être prélevée auprès d’elles à compter de janvier 2020. Pour justifier ce revirement de situation, le ministre Noel Mboumba avait évoqué des prétendues « difficultés que pourraient engendrer cette mesure dans l’industrie ». 

Selon la Lettre du Continent, ces justification tâtonnantes et ce volt-face tout aussi déconcertant ont alerté les services spéciaux et suscité des interrogations auprès des éléments de la Direction générale des recherches (DGR) et leurs homologues de la Direction générale de la contre-ingérence et de la sécurité militaire (B2) en charge de l’enquête depuis son déclenchement le 12 novembre dernier. Deux entreprises bénéficient principalement de la RMP. Il s’agit de la Caisse des pensions et des prestations familiales des agents de l’Etat (CPPF) et de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) dont les dirigeants ont naturellement été les premiers à s’être soumis aux interrogatoires de la DGR et du B2 :Renaud Allogho Akoue, Directeur Général de la CNAMGS et  François Engongah Owono, Président du conseil d’administration de la CPPF.  Renaud Allogho Akoue a d’ailleurs été le premier à avoir été  interpellé dans le cadre de l’opération «Scorpion» le 12 novembre 2019. Ont ensuite été interrogés puis finalement arrêtés avant d’être écroués   Ismaël Ondias Souna, ex-DG de la Société équatoriale des mines (SEM), et Christian Patrichi Christian Tanasa, ex ADG de la Gabon Oil Company (GOC), société qui du reste seraient chargées à partir de janvier 2020, de revendre en minerais et en pétrole brut, les contributions versées à l’Etat par les compagnies étrangères et autres opérateurs économiques. 

Des sommes colossales nées de cette Redevance minière Proportionnelle (RMP) dont la gestion voulue par  Noel Mboumba par le truchement de sa note du 16 octobre 2019 a fait jaser. Une démarche qui l’a conduit hier mardi 2 décembre 2019,  à tomber dans les mailles des filets des éléments de la Direction générale des recherches (DGR).   

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Pharel Boukikahttp://gabonmediatime.com/
Titulaire d'une Licence en Communication, d'une Licence en Economie et Gestion et d'un Master en droit Privé, mon appétence pour le journalisme est mise en exergue au quotidien à travers mes analyses sur Gabon Media Time dont je suis le Rédacteur en Chef.
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