mardi,20 avril 2021
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Gabon: la hiérarchie policière déplore le traitement infligé à Chadi Moukarim

C’est par le biais d’un communiqué de presse publié ce jeudi 31 décembre 2020 que la préfecture de police de Libreville a tenu à réagir sur l’incident survenu hier au quartier Lalala dans le 5ème arrondissement de Libreville. La hiérarchie policière a déploré le traitement violent dont Chadi Moukarim a fait l’objet. Lequel aurait tenté « de rentrer sous l’engin loué pour manifester son mécontentement » à la destruction de l’école pré-primaire.

Les populations du 5eme arrondissement de Libreville ont été les témoins impuissants d’une scène inhabituelle. Le premier magistrat de cette circonscription administrative aurait été molesté alors qu’il tentait de s’interposer à la destruction d’une école pré-primaire que fréquentaient 240 enfants. La suite est connue de tous, Chadi Moukarim subit des soins depuis le mercredi 30 décembre dernier. Preuve de l’intervention musclée des policiers.

Désireuse de rétablir la vérité face aux dénonciations qui n’ont cessé de pleuvoir sur la toile, la Préfecture de police nationale a publié un communiqué de presse ce jeudi 31 décembre 2020 via sa page officielle Facebook. Rappelant les faits, la hiérarchie policière indique avoir « prêté main-forte à un Huissier de Justice ». 

Et ce, « conformément au soit transmis du Tribunal de Première Instance de Libreville n°9552/2019-2020/PR du 06 Aout 2020, en vue de l’exécution de la décision de justice n°713/18-19 du 05 juillet 2013, relative à l’expulsion de la Mairie de Libreville et tout occupant de son chef de la parcelle 79 section D8 du plan cadastral de Libreville et de la destruction des constructions érigées sur cette parcelle ».

Par ailleurs, les policiers indiquent que c’est le maire du 5ème Arrondissement qui « s’opposant à l’action en cours, a tenté de rentrer sous l’engin loué à cet effet pour manifester son mécontentement ». Dans ces entrefaites, Chadi Moukarim subira la fougue des agents de forces de l’ordre. Maîtrisé et invité à s’asseoir, l’élu de ladite circonscription territoriale aurait été relaxé par la suite. Une version qui tranche avec celle des proches de la victime.

Du reste, la police nationale a déploré cet incident mais aussi le traitement dont Chadi Moukarim aura fait l’objet.  Non sans appeler l’intéressé à plus de déontologie. « La hiérarchie policière […] aurait souhaité être saisie par le Maire, afin d’éviter cette entrave », ont-ils conclu à ce propos. Depuis la survenue de cet incident, le maire du 5ème arrondissement de Libreville ne s’est toujours pas exprimé. Nous y reviendrons !

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Lyonnel Mbeng Essonehttps://www.gabonmediatime.com
Journaliste Reporter (Société - Justice - Faits divers )
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