Gabon: la France veut renforcer sa présence économique

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Vue aérienne de Libreville © D.R.

Face à la concurrence de la Chine qui est aujourd’hui le principal client du Gabon en matière d’exportations avec plus de 1000 milliards de FCFA en 2018, mais aussi de la Russie, la France, « partenaire historique » du pays, entend renforcer sa présence économique. Ainsi, comme en témoigne le récent « déjeuner » entre les Conseillers du Commerce Extérieur de la France (CCEF) et les membres du gouvernement gabonais, le pays de Marianne veut intensifier « cette coordination unique au monde » selon les mots de Didier Lespinas.

Au regard des récents événements marqués notamment par la visite du ministre de l’Économie et des Finances Roger Owono Mba à Paris, pour y échanger avec les dirigeants du groupe minier Eramet, et du déjeuner de ce lundi 07 octobre entre les Conseillers du Commerce Extérieur de la France (CCEF) et les membres du gouvernement gabonais, on peut sans se tromper, affirmer que la France veut renforcer sa présence économique dans le pays. 


En effet, « partenaire historique » du pays, la France a quelque peu perdu de son lustre d’antan. Pour cause, l’explosion des échanges entre le Gabon et la Chine principalement (plus de 1000 milliards de FCFA en 2018), ont relégué le pays de Marianne hors du top 5 des principaux clients à l’exportation. Situation qui se traduit par la présence au Gabon d’entreprises chinoises, dans les secteurs minier et Pétrolier, acquis historiquement à la France. 

« L’opération de charme » menée par les Conseillers du Commerce Extérieur de la France (CCEF), qui affirment que cette « ancienne tradition » est une « coordination unique au monde », vient d’ailleurs renforcer cette hypothèse. En outre, on peut également notifier que ce déjeuner intervient à moins de deux semaines d’un premier sommet Russie-Afrique duquel pourrait émerger un nouveau partenariat au regard de la flambée des échanges entre le pays des tsars et son « partenaire prometteur en Afrique » qu’est le Gabon. 

Si la France demeure le principal « soutien » de l’Économie gabonaise comme l’a rappelé Julien Nkoghe Bekale, et comme le démontre le classement des premières entreprises gabonaises sur lequel trônent Eramet et Total via leurs filiales locales, elle voit néanmoins la Chine, la Russie, mais aussi le Japon et l’Inde, venir la concurrencer sur ce qui était jusque là considéré comme sa  « chasse gardée ». 

Avec la volonté de diversification à la fois de l’Économie et des partenaires, mise en exergue par les autorités, nul doute que la France souhaite renforcer ses intérêts « historiques ». Avec la reprise probable de la SEEG par Suez alors qu’on annonçait le Russe RusHydro comme potentiel repreneur, cette démarche semble trouver un écho favorable.

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