Gabon: la famille du jeune homme lynché à mort à Nzeng-Ayong refuse de récupérer sa dépouille

Nzeng-Ayong © D.R

La famille du jeune homme qui a trouvé la mort suite à un lynchage populaire au quartier Nzeng-Ayong au petit matin du mardi 12 février dernier après sa tentative de braquage a décidé de ne pas récupérer la dépouille, se sentant humiliée et déshonorée. Tandis que les membres de la famille de la petite amie présumée incitatrice ont réaffirmé leur soutien à leur fille.



Alors que l’opinion reste bouche bée suite à la mort du jeune homme qui aurait tenté de braquer pour satisfaire le désir de sa copine, la famille informée par le meilleur ami du défunt aurait tout simplement décliné sa responsabilité. En effet, une source proche de ladite famille a indiqué que sa maman, convoqué par les agents de la police judicaire pour identifier la dépouille n’a pas effectué le déplacement. Pire, elle a rappelé le commissariat pour demander de la considérer comme celle d’un indigent.

Par ailleurs, la famille de la Bettina, la présumée incitatrice du braquage s’est dite prête à la protéger. Pour le grand-frère de Bettina, contacté par Gabon Media Tilme, il n’existe aucun lien marital ni même de concubinage entre sa petite soeur et le défunt. Poursuivant son propos, il a renvoyé la responsabilité sur ce dernier qui serait lui-même animé de l’esprit de violence. Quant aux riverains, d’aucuns se seraient sentis mal après l’annonce de la mort du jeune étudiant allant jusqu’à s’organiser pour soutenir la famille mais cela reste à confirmer.

Aux dernières nouvelles, l’ami de l’étudiant qui avait révélé l’éventualité d’une implication de sa petite amie aurait été gardé à vue pour complicité. Interrogé, le mis en cause a dit n’avoir jamais été au courant de quoi que ce soit. « Comme d’habitude il était venu veiller et m’a juste expliqué que Bettina lui demandait le Iphone 9  comme cadeau. Croyez-vous que je devais révéler cela devant les gens si j’étais impliqué? », a-t-il précisé.

Une source digne de foi indique que l’ancienne mairesse du 6ème arrondissement de Libreville, Eliane Frida Mindoungani, qui serait la tante de Bettina aurait décidé de prendre sur elle la charge des obsèques. Cette funeste affaire remet au goût du jour le problème de l’insécurité dans les quartiers. En effet, il faut peut-être voir dans cette réaction populaire un raz-le-bol. Car comment comprendre que la loi de finances consacre 50 milliards Fcfa pour la sécurité publique sans que dans les faits cela ne se ressente ? Livrées à elles-mêmes, les habitants se retrouvent souvent à s’auto défendre.

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