samedi,4 décembre 2021
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Gabon: la famille de Thomas Glokpon demande une autopsie après son décès mystérieux à la prison centrale

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Le 8 octobre 2021, l’association SOS Prisonniers Gabon (SPG) déplorait le décès de Thomas Glokpon, détenu à la prison centrale de Libreville à la suite d’actes de torture de la part des gardes pénitentiaires. Près d’un mois après, la famille attend toujours que que justice soit faite. Une situation décriée par Clotilde Glokpon, fille de la victime qui sollicite l’intervention de la ministre de la Justice pour la réalisation d’une autopsie visant à déterminer les véritables circonstances de la mort de son père.

Accusé par les agents de la sécurité pénitentiaire d’avoir dissimulé du chanvre indien au sein de l’établissement carcéral, Glokpon Thomas, âgé de 54 ans et incarcéré depuis 2007 aurait été passé au « pont », une des punitions utilisées par les gardiens de la paix dans ce genre de cas. Une sanction qui aurait conduit à sa mort et qui a été décriée par le président de l’association SOS prisonniers Gabon, Lionel Ella Engonga et qui avait demandé l’ouverture d’une enquête. Mais près d’un mois après, rien n’est fait.

Fort de ce constat, la fille de la victime, Clotilde Glokpon aurait écrit cette semaine à la ministre de la Justice, Erlyne Antonella Ndembet Damas. « Ne sachant pas de quoi il est mort ni pourquoi il a été torturé, je souhaite savoir qui a porté atteinte à l’intégrité physique de mon père. L’administration pénitentiaire a-t-elle le droit de frapper les prisonniers ? Enfin, de quoi est mort mon père ? Madame la ministre, toute la famille compte sur votre pouvoir d’action pour enclencher une enquête indépendante sur le décès de mon père », a-t-elle écrit au membre du gouvernement.

Assurant que son père ne souffrait d’aucun mal lors de sa dernière visite, à la sortie de l’isolement, Clotilde Glokpon souhaiterait également qu’une autopsie soit réalisée. « Pour avoir la lumière sur les réelles causes de la mort de mon père. La famille le souhaite vraiment et urgemment. […] Depuis le 8 octobre, je n’arrive plus à dormir et ma mère est chaque jour de plus en plus affectée par ce décès brutal », a-t-elle déclaré dans sa correspondance au ministre de la Justice. Gageons que cette énième interpellation à Erlyne Antonella Ndembet Damas saura être entendue pour le bien de tous afin que la vérité triomphe.

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Andy Marvine Nzehttp://gabonmediatime.com
Fils de Lambaréné, passionné d'écriture et féru des réseaux sociaux, qui a à cœur d'informer sur l'actualité gabonaise et internationale. Avant j'étais chef de classe, maintenant je suis titulaire d'un Master en Sciences Politiques et relations internationales
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