Gabon : la famille de Rinaldi demande aux autorités «plus de rigueur dans l’enquête»

Gabon Gabonmediatime 16
Gabon Gabonmediatime 16

C’est à la faveur d’une déclaration de presse tenue ce mercredi 12 février à son domicile familial sis au quartier Diba-Diba dans le 1er arrondissement de Libreville que la famille de Rinaldi Anderson Ngoua Abagha a une nouvelle fois interpellé les plus hautes autorités judiciaires sur la disparition de ce dernier. En effet, Ulrich Ndong Eyi le porte-parole de la famille a indiqué ne pas comprendre qu’en dépit de l’ouverture de l’enquête par le parquet d’Oyem le 19 janvier dernier, aucune piste n’ait été donnée jusqu’à ce jour. 


C’est devant la presse nationale et internationale, ainsi que des acteurs de la société civile que la famille de l’enfant de 3 ans porté disparu nommé Rinaldi Anderson Ngoua Abagha a tenu à faire le point sur la situation de leur fils. Occasion pour la cellule familiale éplorée de  lancer un énième appel à l’endroit des autorités judiciaires compétentes qui selon elle, manquent de diligence dans le traitement de l’affaire voilà un mois. « Nous ne comprenons pas que depuis que l’enquête a été ouverte, malgré la détention d’un présumé responsable de la disparition forcée de notre enfant et après toutes les assurances données par les forces de défense et de sécurité, aucune piste n’a été donnée», a indiqué Ulrich Ndong Eyi.

Par ailleurs, les membres de la famille ont tordu le cou aux rumeurs annonçant la mort de Rinaldi. Pour ce faire, ils ont, par la voix de leur porte parole, déclaré que « nous, famille Rinaldi, ne croyons pas à la mort de notre enfant tant que nous n’avons pas vu son corps, ni les preuves de cette information ». Une sortie opportune à un mois, jour pour jour, que Rinaldi Anderson Ngoua Abagha a été arraché à l’affection de sa mère et de sa famille au village Abbé-Bidzang, à quelques kilomètres de la commune de Bitam, dans le Woleu-Ntem.

En somme, Ulrich Ndong Eyi, le porte-parole de la famille a demandé « aux autorités en charge du dossier, un peu plus de rigueur dans l’enquête », précisant au passage « nous avons comme  l’impression que le présumé coupable bénéficie d’une forme de protection qui l’emmène à nous narguer ». A l’instar d’autres organisations de la société civile présentes, le président du Réseau des organisations libre pour la bonne gouvernance au Gabon (ROLBG) Georges Mpaga a affirmé sa volonté à accompagner la famille en détresse  dans toutes les démarches légalistes qu’elle engagera.

Laissez votre commentaire