lundi,21 septembre 2020
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Gabon : la démission de Ropivia et le spectre d’une année blanche à l’UOB

Quelques semaines après la démission inédite du recteur de l’Université Omar Bongo (UOB) Marc Louis Ropivia, les activités au sein de ce « Temple du savoir » semblent avancer à pas de tortue. Pour preuve, la rentrée académique 2019-2020 initialement prévue pour la fin de ce mois de février pourrait, en dépit de la nomination de l’ancien Recteur 2 Noel-Mesmin Soumaho en qualité de recteur, être reportée à une date ultérieure. Une incertitude qui laisse d’emblée planer l’inconditionnel spectre d’une année blanche.

Le mardi 11 février 2020 restera une date unique dans l’histoire de l’enseignement supérieur au Gabon. Du fait, qu’avant le professeur Marc Louis Ropivia, démissionnaire, les autres autorités rectorales étaient destituées par un Conseil d’administration tel que prévu par les textes régissant les établissements supérieurs publics. Mais cette démission inédite de l’émérite professeur titulaire de géographie pourrait avoir des effets collatéraux insoupçonnés sur le fonctionnement de l’Université Omar Bongo (UOB).

Au nombre desquels, le report sine die plus qu’évident de la rentrée académique 2019-2020. En effet, s’il se sussurrait dans les couloirs de l’administration rectorale que cette phase administrative devait démarrer en cette fin de mois de février dernier, le départ prématuré de Marc-Louis Ropivia devrait chambouler le calendrier du ministère de tutelle pour ce qui est de cet établissement d’enseignement supérieur. Rappelons qu’actuellement plusieurs départements de l’UOB ne sont qu’à la phase des rattrapages pour le compte de l’exercice académique écoulé.

Par ailleurs, il y a la nomination du recteur 2 Noel-Mesmin Soumaho à la tête du rectorat qui continue de faire couler encre et salive. Et pour cause, les textes prévoient que le recteur 1 est le seul habilité à assurer l’intérim en cas de vacance du poste de recteur, mais vraisemblablement écarté. A cela s’ajoute la levée de boucliers de la part des syndicalistes qui revendiquent le paiement intégral de leurs vacations de 2018-2019. 

Pour rappel, c’est le Premier ministre Julien Nkoghe Bekale qui avait annoncé dans l’amphithéâtre de l’Ecole normale supérieure de l’enseignement technique (Enset) le lundi 14 octobre 2019, l’apurement intégral de la dette de ces vacations avant la reprise des activités administrative et pédagogique. Seulement un semestre après, rien n’a été fait. A cette allure, entre grèves des enseignants dont pourrait suivre celle des étudiants en proie à une suspension de bourses d’études mêlés au retard des cours, l’année blanche pourrait à nouveau s’inscrire comme une sérieuse option à l’UOB.

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