Gabon : la CPI s’oppose à la clôture de l’affaire sur les violences post-électorales de 2016

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Des policiers montent la garde dans les rues de Libreville après l'annonce de la réélection d'Ali Bongo, le 31 août 2016. (Photo d'illustration) © D.R.

Pendant devant la Cour pénale internationale (CPI), le dossier portant sur les violences post-électorales survenues au cours des jours qui ont suivi la proclamation des résultats de la présidentielle du 31 août 2016, par Pacôme Moubelet Boubeya, semble loin d’avoir livré son épilogue. La première chambre préliminaire de cette institution judiciaire internationale refuserait, selon Jeune Afrique de clore ce dossier aux conséquences politiques majeures pour le Gabon. 


La Cour pénale internationale s’opposerait à la clôture du dossier portant sur les violences post-électorales de 2016 survenues au Gabon. Ce malgré le fait que la procureure de l’institution, Fatou Bensouda, ait préconisé de mettre un terme aux investigations aux termes d’un communiqué de presse rendu public le 21 septembre 2018. « À l’issue d’un examen approfondi (…) j’ai estimé, qu’à ce stade, les conditions juridiques justifiant l’ouverture d’une enquête dans la situation en République gabonaise (le « Gabon ») n’étaient pas remplies », avait-elle indiqué.

La première chambre préliminaire de la juridiction pénale internationale située à La Haye aux Pays-Bas aurait donc décidé ce mercredi 15 janvier de ne pas écarter définitivement l’idée de rouvrir une enquête pour examiner la qualification des actes commis au Gabon, après l’élection présidentielle du 27 août 2016 qui opposait principalement Ali Bongo Ondimba au candidat unique de l’opposition Jean Ping, qui continue de revendiquer sa victoire près de 4 ans après sa victoire à cette échéance électorale. 


Pour rappel, c’est le gouvernement par l’entremise du ministère de la Justice qui avait saisi la CPI, accusant l’opposition d’avoir commis des faits de nature à entraîner la compétence de l’institution de La Haye. L’opposition quant à elle accusait  les forces de l’ordre de violences lors des manifestations qui ont suivi la proclamation de la présidentielle, notamment l’attaque du quartier général de Jean Ping.

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