Gabon: la Cica-Ré à l’école de la SCG-Ré sur la cession légale au premier franc

Jean-Baptiste N. Kouamé et Andrew Crépin Gwodog © D.R

Dans le cadre d’un partenariat qui lie la Société commerciale gabonaise de réassurance (SCG-Ré) et la Compagnie commune de réassurance des Etats membres de la Cima (Cica-Ré), une délégation séjourne depuis le 7 février à Libreville. Il était question lors de ce séjour de s’imprégner auprès de la société gabonaise de la procédure de cession légale au premier franc.

GABON LIBREVILLE

C’est conduite par son directeur général Jean-Baptiste N. Kouamé que la délégation de la Cica-Ré a tenu à profiter de l’expertise de la société commerciale gabonaise de réassurance en matière de cession légale au premier franc. Pour l’occasion elle s’est entretenue le 7 février dernier avec l’Administrateur directeur général de la SCG-Ré, Andrew Crépin Gwodog, sur les modalités pratiques de partage de ce savoir-faire.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la décision des 12 Etats actionnaires de la Cica-Ré  de faire bénéficier d’une cession légale au premier franc, le Gabon étant le seul pays de la sous-région à avoir cette expertise. Créer en  en 1984, la Cica-Ré gère uniquement la cession légale sur les traités, tandis que la SCG-Ré gère la cession légale au premier franc.

Dotée d’un capital social estimé à 50 milliards de Fcfa dont 30 milliards entièrement libérés, 65% des actions de la Cica-Ré sont détenus par les Etats membres et 35% par les banques, les établissements d’assurance et les institutions financières. Prévu entrer en vigueur  à partir du 1er janvier 2020, il était important pour les responsables de la CiCa-Ré de s’imprégner de la cession légale au premier franc.

Ainsi, « les compagnies d’assurance vont souscrire des affaires, nous allons bénéficier de 5% de ces affaires-là. Si les assurés leur paient 1 milliard de primes, ils vont nous céder 5% de ce milliard. En revanche, lorsque les sinistres vont survenir, nous allons supporter 5% de ces sinistres », a expliqué Jean-Baptiste N. Kouamé.

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