dimanche,27 septembre 2020
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Gabon: Kelly Ondo, Ballack Obame et cie detenus illégalement?

Incarcérés après la tentative de coup d’État du 07 janvier 2019; le sort du lieutenant Kelly Ondo Obiang, Ballack Obame et d’autres personnes impliquées dans cette affaire continue de susciter des inquiétudes non seulement chez les avocats de ces derniers mais aussi chez leurs proches. Si leur avocat, Me Moubembe, vient d’introduire une requête visant à exiger leur libération provisoire d’office, certains proches, dont le juriste Lyonel Engonga, estiment que la détention de ces compatriotes est désormais illégale. 

En effet, dans une requête en date du 19 août  2020, l’avocat des prévenus Maître  Jean Paul Moumbembe, qui a saisi la chambre d’accusation  près de la Cour d’appel de Libreville sollicite la « mise en liberté provisoire d’office de ses clients » conformément aux dispositions des articles 134 et 136 du Code de procédure pénale gabonais. L’avocat au barreau du Gabon fonde sa demande sur le fait que la durée de la détention provisoire aurait été largement dépassée. Ce qui suggère que ses clients devraient bénéficier d’une liberté provisoire. 

Il faut rappeler que les prévenus avaient été placés sous mandat de dépôt le 7 février 2019 par le juge du 4ème cabinet d’instruction du tribunal de première instance de Libreville pour « atteinte à la sûreté de l’État, destruction de biens publics et séquestrations ». Au cours d’un entretien accordé à Gabon Media Time, le juriste Lyonel Engonga relève que « la première prolongation de la détention  avait été faite le 7 février 2020. Les avocats et les indélicats avaient été notifiés, comme l’exige la loi. Cependant, la première prolongation ayant pris fin le 7 août dernier, la deuxième prolongation aurait dû être faite et notifiée aux accusés depuis plusieurs jours »

Sauf que depuis ce jour, rien n’a été notifié aux prévenus, ce qui rend désormais leur détention illégale. Faut-il rappeler que conformément à l’article 136 du Code de procédure pénale, en l’absence d’une notification du juge d’instruction et de la chambre d’accusation avant l’expiration de la durée légale de la détention préventive « l’inculpé est mis d’office en liberté sur ordre du Ministère public » ?

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Henriette Lembethttp://gabonmediatime.com/
Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...
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