lundi,10 août 2020
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Gabon : «Justin Ndoundangoye a été torturé en prison» insistent ses avocats !

Malgré le démenti apporté par le procureur de la République près le tribunal de première instance de Libreville André Patrick Roponat sur les actes de torture dont aurait été victime le député du 2ème arrondissement de la commune de Franceville Justin Ndoundangoye qualifiant celle-ci comme d’« informations mensongères », les avocats de ce dernier ont dans un communiqué balayé d’un revers de la main ces assertions. Me Calvin Job Avocat au Barreau de Paris a une fois de plus réaffirmé que son client a bel et bien été victime de torture dans la nuit du samedi 25 au dimanche 26 janvier dernier.

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D’entrée de jeu, le conseil de l’ancien ministre des Transports a relevé que la communication du procureur André Patrick Roponat comportait des contre-vérités flagrantes. Me Calvin Job a indiqué que lors de son audition devant Juge d’Instruction spécialisé du Cabinet 2  le vendredi 07 février 2020 son client a confirmé les actes de torture dont il a été victime.  

L’avocat au Barreau de Paris a d’ailleurs battu en brèche les arguments avancés par le procureur, qui selon lui « ne s’est jamais rendu à la prison ». « Aucun examen médical- que j’avais pourtant sollicité- n’a été pratiqué, contrairement aux propos du Procureur », a révélé Me Calvin Job. Ce dernier s’est d’ailleurs interrogé sur la rapidité avec laquelle André Patrick Roponat a rendu public le résultat d’une enquête alors même qu’aucun acte élémentaire n’a été mis en oeuvre. « Comment justifier que mon client reçoive des antibiotiques et autres anti-inflammatoires depuis les violences subies? », s’est-il interrogé.  

Face à ce qui apparaît comme un « déni institutionnel de faits d’une extrême gravité », l’avocat de Justin Ndoundangoye a annoncé qu’une plainte sera déposée auprès des services du Procureur de la République, « qui aura tout le temps nécessaire pour mener une enquête digne de ce nom, avec recours aux images des caméras de la prison, à des confrontations entre les victimes, entre les codétenus, afin que chacun dise ce qu’il a attendu ou subi cette nuit ».

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Mouss Gmt
Mondjo Mouegahttp://gabonmediatime.com
Titulaire d'une Licence en droit, l'écriture et la lecture sont une passion que je mets au quotidien au profit des rédactions de Gabon Media Time depuis son lencement le 4 juillet 2016 et de GMTme depuis septembre 2019. Directeur des Rédactions et Rédacteur en chef de GMTme
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