mardi,3 août 2021
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Gabon: jusqu’à 2 ans d’emprisonnement et 1 million FCFA pour menace verbale de mort

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Au Gabon, le recours à la menace d’atteinte physique est une pratique de plus en plus répandue. Pourtant, ce délit est très sévèrement puni par la loi gabonaise en l’occurrence le Code pénal en ses articles 241 et suivants qui prévoit une peine allant jusqu’à 2 ans d’emprisonnement assortie d’une amende d’1 million FCFA.

« Si tu ne me rends pas mon argent tu verras », « ne passe plus par ici si tu tiens à ta vie », voici quelques-unes des menaces les plus répandues au Gabon. Pour le commun des Gabonais, il s’agit ni plus ni moins que d’une mise en garde et d’une technique d’incitation à s’exécuter faite à l’endroit des débiteurs récalcitrants. Ou simplement envers un individu avec lequel les rapports sociaux ne sont plus au beau fixe.

Mais il est judicieux de rappeler que même aux allures inoffensives, ces menaces pourraient aisément devenir une atteinte grave à la quiétude d’autrui. Et ce, du fait que ceux contre qui elles sont proférées ignorent s’il ne s’agit que de paroles en l’air ou de réelles planifications d’agression à son encontre. Pour ce faire, le législateur gabonais a, dans un élan de dissuasion, décidé de sévir contre ce délit d’une gravité avérée.

En effet, l’article 241 du Code pénal nouveau dispose que « l’auteur de la menace verbale de mort faite avec ordre ou sous condition est puni d’un emprisonnement de deux ans au plus et d’une amende de 1.000.000 de francs au plus ». Une lourde peine qu’il convient d’éviter en réfléchissant avant de proférer des menaces verbales de mort. 


Doit-on préciser que même en cas de non-commission d’actes, l’auteur de menaces pourrait être poursuivi sur la base de ses propos proférés en public ou consignés dans un message via téléphone? Nul n’étant censé ignorer la loi, l’appel à la maîtrise de soi est d’emblée une voie de sagesse à emprunter en se taisant dans les états de colère.

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Lyonnel Mbeng Essonehttps://www.gabonmediatime.com
Journaliste Reporter (Société - Justice - Faits divers )