Gabon: Julien Nkoghe Bekale reconnaît l’échec de sa politique à Ntoum

Julien Nkoghe Bekale © D.R

Après cinq longues années passées à l’hémicycle, c’est l’heure des comptes pour Julien Nkoghe Bekale. Dans une publication aux allures de mea culpa sur son compte Facebook il reconnaît l’échec de son mandat mais sollicite à nouveau les suffrages des populations du 1er arrondissement de Ntoum, son fief politique.

Souhaitant semblet-il faire bonne figure auprès de son électorat le ministre du Travail et de l’Emploi, candidat investi par le Parti démocratique gabonais (PDG) aux prochaines élections législatives, Julien Nkoghe Bekale a lancé un appel aux forces vives de Ntoum plus précisément à celles du 1er arrondissement pour un soutien à sa candidature.

Conscient que son bilan n’a pas été des plus reluisants, le député sortant a reconnu son erreur. « Je reconnais que tout n’a pas été parfait, je n’ai pas pu satisfaire individuellement vos préoccupations. Il y a eu des manquements et des erreurs.  J’ai beaucoup appris et je vous ai compris », a-t-il déclaré.

Si l’homme reconnaît ses fautes, il méconnaît probablement les missions de la fonction à laquelle il était attaché. En effet, satisfaire les préoccupations individuelles n’est malheureusement pas le rôle d’un député. Le député vote les lois, contrôle l’action du Gouvernement et étant la représentation directe des populations il se doit d’être en contact avec son terrain politique afin de trouver les solutions aux problèmes de la Collectivité et non aux problèmes individuels de son électorat.

Julien Nkoghe Bekale a de quoi s’inquiéter vu son bilan surtout que face à lui, de nombreux candidats de l’opposition briguent ce siège. Il pourrait avoir un argument puisqu’il s’auto-flagelle en reconnaissant ses errements. «Vous me connaissez. Je sollicite votre confiance pour mettre mon expérience ainsi que ma proximité avec vous, au service de notre arrondissement !», a-t-il supplié.

Situé à quelques encablures de la capitale, Ntoum est confronté aux maux qui minent la quasi totalité des villes du Gabon. Entre chômage, dégradation des voiries urbaines ou précarité, le député sortant par ailleurs ministre du Travail n’a malheureusement pas pu mettre «son expérience» au service des populations. Pourquoi donc solliciter un nouveau mandat alors que le précédent a été infructueux serait-on tenté de demander.

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