Gabon : Julien Nkoghe Bekale, président d’honneur de l’Ajev, prendra-t-il la parole ?

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Le président d'honneur de l'Ajev Julien Nkoghe Bekale © D.R.

Bientôt 1 mois que l’opération «Scorpion» a été lancée en grande pompe par le déploiement conjugué des Services de la direction des recherches (DGR), et  la Direction générale des contre-ingérences et de la sécurité militaire, communément appelée B2. 22 jours que Julien Nkoghe Bekale, Premier ministre, Chef du gouvernement et du reste président d’honneur de l’Association des jeunes émergents volontaires (AJEV), s’est vautré dans un silence inexpliqué. Lui, le référent politique de plus de la moitié des hauts commis de l’Etat, interpellés pour malversations financières


Qu’il s’agisse de  Renaud Allogho Akoue directeur général (DG) de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS), Ismaēl Ondias Souna DG de la Société équatoriale des mines ( SEM), Jeremy Ayong ADGA de la Gabon Oil Marketing, Herman Nzoundou Bignoumba, Administrateur directeur général de la Caisse de dépôts et consignations (CDC), Patrichi Tanasa Mbadinga DG de la Gabon Oil Company (GOC), Grégory Laccruche Alihanga tous sont membres et / ou sympathisants de l’Association des jeunes émergents volontaires  (AJEV) chère à l’actuel ministre chargé du Suivi de la Stratégie des Investissements humains et des Objectifs de développement durable, Brice Laccruche Alihanga.

Ces différentes personnalités ont été toutes interpellées pour des faits d’une extrême gravité à telle enseigne qu’on pourrait les assimiler, à des actes pouvant susceptiblement porter atteinte à l’équilibre financier de la Nation. Le parquet de la République, par le truchement de l’ex procureur de la République près du tribunal de première instance de Libreville, Olivier N’Zahou avait listé les chefs d’accusation. On parle « malversations financières, distractions de deniers publics, blanchiment de fonds et concussion de faux et usage de faux ». Nul besoin de nous étaler davantage sur la question ou de nous fendre en commentaire devant ce qui clairement s’apparente à une prédation outrageuses des richesses de l’Etat qui écoeure l’opinion. 

Une émotion qui ne semble particulièrement pas toucher le Premier ministre Chef du gouvernement, Julien Nkoghe Bekale, qui du reste, est président d’honneur de l’Ajev  dont les personnalités inculpées ont toutes en commun, l’appartenance audit mouvement . Le Premier ministre qui s’est pourtant prononcé avec véhémence sur la question de la corruption et de l’enrichissement illicite bien qu’ayant luimême violé les lois de la République se tait-il au nom de la fraternité militante ?  Dans le cas contraire, pourquoi s’érige t-il en chantre de la bonne gouvernance et de la lutte contre l’enrichissement illicite, puis décide étrangement de rester insonore et discret devant cette prise illégale d’intérêts des finances publiques ? Finalement, Julien Nkoghe Bekale donne t-il raison à ceux qui dans l’opinion, le tiennent pour premier responsable de ce scandal politico-financier? 

Le mutisme du président d’honneur de l’AJEV est assimilé par la conscience sociale comme parti pris en raison des liens, rapprochements, collusions qui font de lui comme le fait comprendre la Confédération syndicale Dynamique unitaire (DU) l’un des complices de cette représentation dramatique qui fait payer à la Nation tout entière un lourd tribut. « l’accroissement vertigineux de la dette publique a en réalité pour origine la mauvaise gouvernance, caractérisée par des détournements massifs de fonds publics, les malversations financières, la gabegie, la corruption endémique, le clientélisme dont les auteurs sont des hommes politiques planqués au sommet de l’Etat » pouvait-on lire dans une adresse à la presse ce samedi le 30  novembre dernier. Un ensemble de faits, de constatation qui ont poussé le même syndicat à demander « la démission immédiate du Premier ministre Julien Nkoghe Bekale » qui ne semble visiblement pas prendre la mesure des évènements en cours dans notre Nation. 

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