Gabon: Julien Nkoghe Bekale ou la surprise du chef de l’Etat

Julien Nkoghe Bekale © D.R

Alors que les Gabonais attendaient depuis des semaines la nomination de celui qui conduira l’action gouvernementale depuis plusieurs jours, c’est finalement dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 janvier 2019 que son identité a été révélée .Pas annoncé parmi les prétendants au poste, c’est pourtant Julien Nkoghe Bekale qui succède à Emmanuel Issoze Ngondet avec la lourde charge de mettre en place une équipe dynamique capable de relever les défis auxquels fait face la nation gabonaise.



C’est aux environs d’une heure du matin que le nom du premier ministre a été décliné. Le choix du chef de l’exécutif Ali Bongo Ondimba s’est donc tourné vers Julien Nkoghe Bekale. Ce militant de longue date du Parti démocratique gabonais (PDG) reste un homme de l’ombre car méconnu du grand public.

Pourtant, le nouveau premier ministre n’est pas un novice dans l’appareil gouvernemental. En effet, l’homme âgé de 57 ans est un jeune expérimenté puisqu’il a déjà été ministre à plusieurs reprises : des mines, du pétrole et des hydrocarbures en 2009, des Transports et de l’Équipement en 2011.

En outre, Julien Nkoghe Bekale a également fréquenté les bancs de l’Assemblée nationale. Il y a encore quelques jours, il était le député du premier siège du département du Komo Mondah (commune de Ntoum) dans la province de l’Estuaire avant, donc, de retrouver les honneurs du gouvernement. « Il sait parfaitement manœuvrer dans le marigot politique dont il maîtrise parfaitement les codes », confie un de ses anciens confrères à l’Assemblée nationale.

En pleine crise et endetté, le Gabon se doit de redresser la courbe descendante de son économie par la diversification de son économie et la création d’emplois. Le 19 ème premier ministre de l’histoire du Gabon devra donc former dans les toutes prochaines heures un gouvernement qui prêtera serment devant le président Ali Bongo Ondimba.

Toutefois, si le choix sur Julien Nkoghe Bekale est axé sur le profil adéquat à la situation, nul doute que certains se questionnent déjà sur le possible retour de la géopolitique si chère au défunt président Omar Bongo qui veut, par exemple, que le poste de premier ministre revienne à un Fang de l’Estuaire.

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