Gabon: Judica Starla Moussavou et son frère toujours en détention !

Judica Starla Moussavou en médaillon © D.R/GMT

A la suite de la demande de mise en « liberté » de Judica Starla Moussavou effectuée par son avocat Anges Kevin Nzigou ce jeudi 3 janvier 2018, plusieurs magistrats en poste au tribunal judiciaire de première instance de Libreville ont assuré à la rédaction de Gabon Media Time qu’elle devait être libérée incessamment. Sauf qu’en fin de journée, le procureur de la République aurait opposé des réserves qui lui feront passer une nuit de plus en détention.

Selon nos informations, suite à l’exposition d’une dépouille dans le hall du Palais de Justice de Libreville, les juridictions ne devaient pas travailler aujourd’hui. C’est fort de la déferlante observée sur les réseaux sociaux suite à l’incarcération surprenante de la jeune élève de terminale C au Lycée Paul Indjendjet Gondjout (LPIG) Judica Starla Moussavou et son frère Diang-Di-Nzaou Yves 2, que le Juge d’instruction s’est vu obligé de les auditionner à nouveau.

Cette dernière aurait en fin d’après-midi rendu l’ordonnance de mise en liberté de la jeune élève. Le dossier qui était déjà sur la table du procureur de la République  pour signature de l’ordre de mise en liberté aurait pris une autre tournure. Elle ne sera mise en liberté que demain vendredi 4 janvier 2019, selon des sources bien introduites au dossier.  « Elle sortira demain, y a une petite complication qui fait qu’en ce moment les agitations veulent faire passer Gildas Mamboundou pour la victime, la sortie de la fille ce n’est pas tout. Il  y a son innocence et il y a aussi des poursuites qui pourraient être intentées contre des magistrats dans ce dossier », précise une des sources.

Anges kevin Nzigou, l’avocat de la jeune fille, constitué par la mère de cette dernière aurait usé de tous les moyens à sa disposition pour qu’elle puisse regagner son domicile ce jour. Malgré cela, l’implication de magistrats dans ce dossier aurait compromis sa mise en liberté ainsi que celle de son frère. Nous y reviendrons.  

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