Gabon: Joël Lehman Sandoungout édifie le CNJG sur la suspension des bourses

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Au centre le directeur Général de l'ANBG Joël Lehman Sandoungout et à gauche le président du CNJG Freddy Fernandez Ona Nguema © D.R.

Ce mercredi 09 octobre 2019, le directeur Général de l’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG), Joël Lehman Sandoungout était l’hôte du président du Conseil national de la jeunesse du Gabon (CNJG), Freddy Fernandez Ona Nguema. Il était question lors de cette rencontre, d’éclairer les membres de cette organisation de jeunesse et partant l’opinion sur les raisons réelles de la suspension temporaire des bourses aux étudiants. 

En effet, le 02 septembre 2019, l’Agence nationale des bourses du Gabon, annonçait par le biais d’une note d’information la suspension du paiement de l’allocation d’études à certains étudiants. Une mesure entrant dans le cadre de la rationalisation des « dépenses liées au paiement des bourses» et qui a pour objectif de « minimiser les effets pervers, bourses indûment perçues, orientations non respectées, étudiants absents des procès-verbaux et ayant zéro crédit,  pouvant obérer les ressources financières allouées par l’Etat » précisait ladite note. 

Suite à cette mesure, les étudiants boursiers poursuivant leurs études au Gabon étaient informés de ce que le paiement de leur allocation d’études sera suspendue pour ceux l’ayant déjà perçue pendant 12 mois. Les étudiants ayant commencé à percevoir leur bourse en janvier 2019 continuent quant à eux à la recevoir jusqu’en décembre 2019. Son renouvellement s’effectuera ensuite sous réserve de la transmission des résultats académiques et suivant le début effectif des cours. Une condition prévue à l’article 22 du décret 404 de septembre 2012 portant nouvelles modalités d’attribution de bourses

En dépit des explications données par l’agence, cette mesure reste tout de même contestée par les premiers concernés. Venus s’enquérir de la situation, le président du CNJG, Freddy Fernandez Ona Nguema et les membres du comité national ont pu être édifiés sur les raisons de cette mesure. 

Lors de son intervention, Joël Lehman Sandoungout a expliqué que cette décision était conforme aux dispositions légales en la matière notamment le décret 404. Selon lui, tout partirait de la mauvaise interprétation dudit décret, mais aussi du dysfonctionnement observé au sein de certaines universités, qui peinent à transmettre à temps les résultats semestriels et annuels des étudiants boursiers. 

Le nonrespect de cette obligation pose véritablement problème en ce qui concerne le renouvellement ou non de la bourse. En raison donc de ces manquements, « nous avons remarqué que l’Etat verse des trop perçus aux étudiants dont le montant augmente d’année en année passant de 1,7 milliard de Fcfa en 2012 à 5,3  milliards en 2018. Nous estimons que pour viabiliser et pérenniser ce système de bourses, il nous appartenait de rationaliser les dépenses » s’est-il justifié.
En réponse, le CNJG par la voix de son président s’est dit favorable à cette mesure qui vise entre autres à assainir le fichier des étudiants. Il revient donc aux établissements supérieurs concernés de transmettre les résultats des étudiants au moment indiqué, pour que leur bourse soit renouvelé.

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