Gabon: la jeunesse de l’opposition «prête à défendre la Constitution»

Jeunes leaders de l'opposition © D.R

Depuis la décision prise par la Cour constitutionnelle de procéder à l’ajout d’un alinéa à l’article 13 de la Constitution, le climat politique du pays est en pleine ébullition, certains acteurs estimant qu’il était temps de se lever pour défendre la loi fondamentale. C’est le cas de nombreux jeunes leaders de l’opposition et de la société civile qui se sont réunis ce samedi 24 novembre pour discuter de l’organisation dès cette semaine de manifestations populaires pour exiger « le respect strict de la Constitution ».

C’est réunis au siège de l’Union nationale que plusieurs jeunes proches de l’opposition en l’occurrence Firmin Ollo Obiang, Amiss Kombo, Nicolas Ondo Aubame, Marcel Biko’o Moussavou, Alain Gauthier Mvomo, Barry Ndimal ou encore Ghislain Ledoux Mbovoue Edou ont tenu à donner leur position face à la situation que traverse le pays. A cet effet, ils ont annoncé qu’ils organiseront une série de  manifestations dans la capitale pour exiger le respect de la Constitution et appeler au départ de la présidente de la Cour constitutionnelle.

Durant plusieurs heures, chaque orateur a tenu à s’exprimer sur l’absence depuis bientôt un mois du Chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba qui a une réelle incidence sur le fonctionnement régulier des institutions. Prenant la parole d’entrée de jeu le coordonnateur du mouvement des jeunes de l’Union nationale Firmin Ollo Obiang a rappelé que leur rassemblement ne rentrait pas dans le cadre d’un soutien à un quelconque homme politique mais « pour la défense de constitution et de la patrie ».

Wolfgang Ebanega Essono a quant à lui tenu à interpeller l’ensemble des jeunes acteurs politiques du pays qui selon lui doivent se rassembler pour faire barrage à une énième manipulation de la Constitution. Dans la même lancée, le coordonnateur national adjoint des jeunes de l’UN Ballack Obame a rappelé les objectifs de ce mouvement. « Nous allons appuyer et renforcer les différentes manifestations visant à demander le respect strict de la Constitution. Si nous souhaitons que l’article 13 soit mis en application, c’est pour permettre la prestation de serment de la présidente du Sénat », a-t-il martelé.

« Nous avons ici un contexte où un clan, un groupuscule d’individus a décidé une fois de plus de prendre le Gabon en otage. Nous devons nous lever et nous allons défendre notre constitution. Le silence que nous observons tous est un plan de diversion pour décider d’un successeur; mais nous devons empêcher ce plan », a martelé Ghislain Ledoux Mbovoue Edou.

Ainsi, les jeunes leaders de l’opposition ont annoncé que leur première manifestation est prévue ce mercredi 28 novembre aux côtés de la société civile. Par ailleurs ils ont lancé un appel à toute la jeunesse et plus particulièrement de l’autre bord politique notamment de l’UJPDG, des jeunes du CLR et ceux d’autres partis de la majorité. «Nous avons besoin de vous. Ce n’est plus le combat d’un parti politique mais celui qui consiste à défendre la Patrie. Nous sommes Gabonais », a lancé Wolfgang Ebanegha Essono.

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