Gabon: Jean Rémy Yama tient Ali Bongo pour responsable de la crise généralisée

Jean Remy Yama, président de Dynalique unitaire © D.R

Jean Rémy Yama, le président de la confédération syndicale Dynamique unitaire (DU) était ce dimanche 27 janvier, l’invité du Journal Afrique sur TV5 Monde. Il y a successivement exposé les tensions sociales vives dans toute l’étendue du territoire gabonais, l’application des mesures d’austérité en violation de la décision de la Cour Constitutionnelle et les effets de la santé du président de la République sur la vie socio-politique et économique du pays.

GABON LIBREVILLE

L’année 2019 que l’on identifait comme l’année de la reconstruction, si l’on s’en tient au rapport N° 19/17 publié par le Fonds monétaire internationale (FMI) sur la conjoncture économique au Gabon, ne semble pas l’être. C’est ce qu’a expliqué le président de la Dynamique unitaire sur le plateau du Journal Afrique de TV5 Monde. En effet, Jean Rémy Yama a dénoncé l’illégalité des mesures d’austérité prises et appliquées par le gouvernement alors que la Cour avait rendu une décision contraire. Il s’agit de la réduction de salaires, du pointage, le gel des recrutements, du blocage de la carrière des travailleurs et autres. La situation des 2000 travailleurs non titularisés dans différents secteurs d’activités et principalement de la fonction publique.

Interrogé sur la situation sociale dans sa globalité, Jean Rémy Yama l’a décrite bloquée et incendiaire.  « Il suffirait d’une étincelle pour mettre le feu aux poudres car la situation sociale est liée à la vie politique. Par rapport à l’absence d’Ali Bongo Ondimba depuis le 24 octobre. Plus d’un mois après que Dynamique unitaire et la société eurent saisi la Cour Constitutionnelle pour la mise en oeuvre d’une commission paritaire pour aller à Rabat et rassurer le peuple., les Gabonais n’ont aucune nouvelle d’Ali et le pouvoir communique avec des photos. On n’y croit plus », a-t-il martelé.

Poursuivant son propos, Jean Rémy Yama a décliné les chantiers de la confédération Syndicale dont il est le président en exercice. On note entre autres, le rétablissement d’un climat éducatif apaisé avec un calendrier scolaire harmonisé ainsi que les aménagements de nouveaux espaces scolaires tels lycées et collèges voire universités, la libération des prisonniers politiques qui sont à 3 ans de détention sans jugement dans des conditions inhumaines, les enseignants sortis de l’ENS, ENI et ENSET des promotions 2015 à maintenant qui sont sans avancement sur leur situation administrative et financière. Autant dire qu’on n’est pas sorti de l’auberge !

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