Gabon: Jean-Rémy Yama explique le sens de sa déclaration sur Ali Bongo

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Jean Remy Yama sur la plateau de TV 5 Monda Afrique © GMT

Invité vendredi soir du journal Afrique de TV5 Monde le président de la confédération syndicale Dynamique unitaire Jean Rémy Yama est longuement revenu sur la situation socio-politique du Gabon. Occasion pour celui qui avait déclaré lors d’une conférence de presse le 2 juillet dernier « qu’Ali Bongo est mort. Il n’existe plus » d’expliquer à l’opinion le sens de cette affirmation qui selon lui, n’était pas d’une déclaration de décès.



 Lors de ce passage sur les antennes de TV5 Monde le leader syndicale est revenu sur le climat délétère que connaît le pays depuis plusieurs mois et qui selon lui s’est accentué avec les ennuis de santé du chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba. Il a d’ailleurs estimé que cette situation laissait penser que « l’avion Gabon n’a plus de commandant »

Interrogé pour la première fois sur la signification qu’il donne à son propos du 2 juillet dernier : « Dynamique unitaire a l’intime conviction qu’Ali Bongo est mort. Il n’existe plus », Jean-Rémy Yama a affirmé qu’il ne s’agit pas d’une déclaration de décès faite par un officiel ou par la famille. Pour le leader de la centrale syndicale cette affirmation est faite suite à une série d’interrogations sur l’état de santé réel du chef de l’Etat. 

« Cette affirmation pars d’un constat. Nous avons le 7 décembre sollicité l’intervention du Sénat pour la mise en place d’une commission parlementaire majorité opposition pour rencontrer le chef de l’Etat. Le 03 avril nous avons demandé une demande d’audience, nous avons également sollicité une conférence de presse devant la presse nationale et internationale justement par rapport à ce questionnement et sans résultat le 02 juillet nous sommes donc arrivé à cette conclusion », a-t-il expliqué. 

Après avoir regretté la répression syndicale qui a suivi ses propos, Jean-Rémy Yama s’est tout de même félicité de la libération de ses camarades vendredi soir après une semaine voire plus, de garde à vue à la police judiciaire. Il s’agit de Simon Ndong Edzo, du Dr Sylvie Nkogue Mbot, de Jean Bosco Boungoumou Boulanga et de Ghyslain Malanda.

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