samedi,27 novembre 2021
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Gabon: Jean Rémy Yama and cie demandent l’audition de Noureddin Bongo par la DGR

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Faisant suite à leur interdiction de sortie du territoire délivrée le 15 juin 2020 suivie de leurs convocations à des auditions le 27 janvier 2020 par les services de la Direction générale des recherches (DGR), les 4 membres de la société civile Marcel Libama, Ghislain Malanda, Georges Mpaga et Jean Rémy  Yama ont par le biais d’un communiqué de presse, tenu à faire un point de cette convocation pendant laquelle ils ont dit engager une procédure visant à faire convoquer à son tour Noureddin Bongo Valentin pour s’expliquer sur les faits qui lui sont reprochés.

Le 13 Janvier 2020, la société civile gabonaise par le truchement de 4 de ses membres Marcel Libama, Malanda Ghislain, Mpaga Georges et Yama Jean Rémy résolus à mener un combat contre la corruption au Gabon, ont porté plainte contre Noureddin Bongo Valentin pour « corruption active et passive, corruption d’agents publics étrangers et blanchiment des capitaux, détournement de deniers publics ,  enrichissement illicite, blanchiment du produit du crime, criminalité financière en bande organisée, association de malfaiteurs et pillage ». Cette initiative prise par certains membres de la société civile, a pour conséquence la délivrance par le procureur de la République d’une interdiction de quitter le territoire assortie d’une convocation à la DGR. 

Au terme de leurs auditions à la Direction générale des recherches (DGR),  Marcel Libama, Malanda Ghislain, Mpaga Georges et Yama Jean Rémy ont dans un souci d’égalité demandé à ce que le coordinateur général des affaires présidentielles soit à son tour entendu sur ses différentes activités commerciales. C’est du moins ce qui ressort de leur communiqué de presse. « Nous avons demandé aux enquêteurs de se pencher sur les allégations suivantes qui impliqueraient fortement Nourredine Bongo Valentin dans diverses activités économiques, à savoir : Hôtel NOMAD, Société TRANS-URB, Complexe hôtelier MAYENA, Investigation du compte ECOBANK de la société Média Volontaire, Family Office, Investigations sur le Compte BGFI sur les recettes fiscales du Gabon » a indiqué le président de la confédération syndicale Dynamique Unitaire Jean Rémy Yama. 

Ces 4 syndicalistes fondent leur demande et prennent appui sur le principe d’égalité des citoyens devant la loi. Lequel principe figure à  l’article 6 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen (DDHC) de 1789. Il implique l’égalité des citoyens devant l’application qui est faite de la loi par l’institution judiciaire. Il s’étonnent de ce que « deux semaines après notre audition à la DGR, nous n’avons aucun élément justifiant que le mis en cause Nourredine BONGO VALENTIN ait été entendu également par la DGR ». 

Pour les membres de la société civile, le nouveau coordinateur des affaires présidentielles Nourredine Bongo Valentin en vertu du principe de l’inversion de la preuve doit justifier l’origine de ses biens. Car aux dires de Jean Rémy Yama, « nous disposons d’éléments à charge que nous mettons à la disposition de nos avocats dans la perspective d’un procès équitable »

Le principe d’égalité de tous les individus devant la justice possède une valeur constitutionnelle, raison pour laquelle le procès y compris l’instruction se doivent d’être équitables que même le haut commis de l’Etat ne saurait s’y soustraire.   « Sauf à nous dire que porter plainte à Nourredine BONGO VALENTIN constitue une infraction au nouveau code pénal » a conclu le leader syndical. 

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