Gabon: Jean Ping dénonce la banalisation de la fonction présidentielle

Jean Ping © GMT

La fonction présidentielle aurait-elle perdu de son caractère républicain? C’est la question à laquelle Jean Ping a tenu à apporter une réponse crue. Ainsi, l’ancien candidat à l’élection présidentielle d’août 2016 a soutenu lors de « son discours à la Nation » du 16 août 2019 que l’institution du « Président de la République » n’était plus que l’ombre d’elle-même.  

D’entrée de jeu, l’ancien président de la Commission de l’Union africaine a regretté l’état de déliquescence du pays estimant même que « le Gabon, hier si fièrement admiré à l’extérieur, devient aujourd’hui la risée du monde ». Il en tient pour preuve la dégradation du climat non seulement économique mais aussi socio-politique. 

Evoquant le fonctionnement des institutions, Jean Ping a rappelé l’exigence dévolue à l’institution Président de la République, qui est la « clef de voûte des institutions, qui conduit les destinées de la Nation ». « L’institution Président de la République est centrale dans l’organisation constitutionnelle politique de notre pays. C’est ce qui justifie que les exigences de légitimité, de légalité et d’effectivité lui sont capitales », a-t-il relevé. 

Toutefois, il a regretté que depuis la dernière élection présidentielle du 27 août 2016 « l’absence de ces vertus cardinales a définitivement et irrémédiablement ruiné l’autorité et le prestige de la plus haute charge de l’Etat. La fonction présidentielle est plus que jamais banalisée », a martelé l’ancien Directeur de cabinet et ancien ministre des Affaires étrangères d’Omar Bongo Ondimba. 

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